27 juin 2012

Quand on revient de voyage...


Quand on revient de voyage, la vie reprend son cours. Le travail, les amis, les chats… on se retrouve propulsé dans le quotidien. Attends, tu es revenue, c’est bon, tu peux reprendre ta vie ? Oui, enfin, ce n’est pas si simple… En tout cas, pas pour moi.

Première étape : tu réalises que tu as vraiment aimé ton voyage

Quand tu es en voyage, bien sûr, si ça se passe bien, tu te rends compte que tu aimes être en vacances. Tu savoures les bons moments, le dépaysement, les paysages à couper le souffle, les rencontres… Bref, tu en profites !

Mais c’est au retour que tu réalises encore plus ce qui t’a plu, enfin ça a été mon cas. De retour en France, j’ai réalisé ce que j’ai aimé là-bas : la culture différente, ne pas avoir pris les transports en commun de toutes mes vacances, l’absence de foule trop oppressante… Bref, je me suis rendue compte que ce voyage m’a vraiment fait du bien en revenant. Grâce / à cause du décalage. D’habitude, je n’ai pas cette sensation... et là, elle ne me quitte pas.

Deuxième étape : tu récupères

La première chose à laquelle j’ai pensé en revenant : dodooooo. Nuit blanche dans l’avion, journée à courir, arrivée en fin de journée, reprise du travail le lendemain. Dur retour à la vie réelle ! Je n’avais envie que d’une chose, que le week-end arrive pour dormir. Pourtant, j’avais des choses à régler. Une dispute aussi. Mais avant toute chose, j’avais besoin de récupérer. Pour moi et pour ne pas faire n’importe quoi aussi avec les autres.

Quelque part, j’ai un peu mieux compris O. Quand il revenait de voyage, je pestais intérieurement parce qu’il ne donnait pas de nouvelles tout de suite. Encore plus la fois ou je lui avais envoyé un mail de « rupture définitive » et qu’il avait attendu 4 jours pour revenir vers moi. Sauf que, maintenant que j’ai vécu la même expérience, je comprends qu’il avait probablement simplement besoin de récupérer avant de passer aux choses sérieuses. Pour lui, et pour ne pas faire n’importe quoi avec les autres.

Troisième étape : retour aux choses sérieuses

Parce que l’excuse du « je reviens de vacances » ne fonctionne que quelques jours. Il faut bien finir par revenir au quotidien ! Pendant un petit moment, tu restes quand même dans ta tête encore en mode « je reviens de voyage » = j’ai pas envie de retourner dans les tracas du quotidien. Et puis, tu reprends les choses en main. Tu rattrapes le retard, tu t’occupes des problèmes, tu fais ce que tu aurais fait si tu n’étais pas partie. 

Mais tu penses au prochain voyage en te disant que cette fois-ci, tu aurais bien envie de partir plus longtemps. Même si tu dis que t’aimes pas partir plus d’une semaine et demie de chez toi, tu pourrais faire un effort pour un quotidien aussi paisible que ce que tu as connu là-bas. 

Et quelque part, parfois j'ai l'impression d'avoir encore un pied la-bas. Dans ce pays ou j'ai tout laissé derrière moi, en oubliant toutes mes contraintes. Ce moment d'évasion, cet échappatoire que j'aimerais vivre à nouveau. Pourtant, je sais, je suis partie moins d'une semaine. C'est rien, une semaine, en comparaison de ceux que d'autres peuvent vivre. Mais je sais pas, c'est peut-être le fait de réaliser un véritable rêve qui fait que j'ai tellement été dépaysée par ce voyage.

Bon alors, c’est quand qu’on repart ?


Crédit photo : Sigurd Decroos

4 petits nuages:

Voyageuse31 a dit…

Je te comprends !
Et si tu pars plus longtemps, ça donne ça (enfin pour moi !) :
http://lecoindesvoyageurs.fr/le-retour-dun-tour-du-monde

Lucie a dit…

Pareil, ca me dit quelque chose tout ca :)

Tara a dit…

C'est fou que ça me fasse cet effet-là quand même, je veux dire, c'est bon c'était qu'une semaine... Mais bon sang, j'ai aimé ça. Je crois aussi que les grands espaces, l'air frais, la vie nomade me manque terriblment depuis que je suis partie d'Auvergne (moins "lointain"^)

Nath a dit…

Rassure-toi, je pense que tu es loin d'être la seule à ressentir ça au retour d'un voyage ! Moi je mets toujours au moins un mois à me ré-acclimater à mon quotidien !!!

 
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