28 mai 2013 2 petits nuages

Le cercle des sorcières, Diana Pharaoh Francis : vous allez être ensorcelé !

J'avais envie de nouveauté et je suis tombée sur "Le Cercle des Sorcières", un livre qui a su m'intégrer. Il figure dans la collection Crimson de Panini Books, apparemment une nouvelle collection. Ce qui m'a d'abord dérangée puis conquise, c'est tout le fond atypique lié aux sorcières. En effet, dans Le Cercle des sorcières, les sorcières sont des êtres très puissants protégés par des Lances Solaires et des Lames d'Ombre. Les Lances Solaires vivent le jour et peuvent être empoisonnés par le noir quel qu'il soit, les Lames d'Ombre opèrent et sont brûlés par le jour. Très durs à tuer, forts et rapides, ils dépendent des pouvoirs de leur sorcière et sont liés à elle par des sortilèges, souvent contre leur gré.


Les premières pages, je n'étais pas convaincue par le principe des Lances et des Lames, je n'étais même pas sure de finir le livre... et j'ai été littéralement happée. J'ai fini ce livre en deux jours, j'avais tellement hâte de lire la suite ! Dans le Tome 1, Alliance Nocturne, on suit les aventures de Max, Lame d'Ombre qui déteste la sorcière à laquelle elle est liée, Gisèle. 

Envoyée en mission, elle va être obligée de pénétrer sur le territoire d'une autre sorcière, ce qui va provoquer tout un tas d'événements. C'est ainsi qu'elle rencontre Alexander, Prime Lame d'Ombre d'une autre sorcière. Et tandis qu'elle va déceler en Alexander des traits communs et s'en rapprocher, elle va se retrouver au cœur d'un conflit entre des entités bien plus puissantes que les sorcières dont l'enjeu même est la survie de l'humanité.

Comme je vous l'ai dit, j'ai dévoré ce tome 1, l'organisation particulière des sorcières et de leurs "harems" d'humains, la confrontation des visions de Max et d'Alexander, l'intrigue... l'ensemble est très bien structuré. Dans le livre, on alterne entre les points de vue de Max et d'Alexander,  c'est bien foutu, bien écrit, bref parfait ! Maintenant, il faut que je me trouve le tome 2.

Vous connaissez ce livre ? 

21 avr. 2013 17 petits nuages

Un couple, ça compte pour "un" ou pour "deux" à l'addition ?

J'ai un problème. Une grosse question qui me travaille et comme toujours, c'est dans ces moments-là que je me rappelle que j'ai un blog, en partie humeurs, et que justement c'est l'endroit idéal pour poser ce genre de questions parce que tout le monde peut avoir un avis dessus. Donc, je disais, j'ai un problème. Régulièrement, je sors avec des couples. Moi, je ne le suis pas. Et à plusieurs reprises, au moment de l'addition est arrivé le "on divise pour payer". La plupart du temps, le principe ne me dérange pas car on prend tous à peu près la même chose. Seulement, j'ai constaté qu'au moment de la division, plutôt que de diviser par le nombre de personnes, on divisait en comptant les couples comme une part unique ! Et c'est là que je me pose de plus en plus une question dont je n'arrive pas à trouver la réponse : est-ce que c'est normal ?



Je me suis posée cette question une nouvelle fois parce que je pars en vacances avec un couple et que nous sommes en train de calculer les frais. Partons donc du calcul de l'hébergement, 210 euros par semaine. Si on considère que la division doit se faire par le nombre de personnes, chacun doit payer 70 euros. Ainsi, moi, la célibataire, je payerai 70 euros MAIS le couple qui part avec moi faisant budget commun payera donc 140 euros. Tout de suite, ça fait déséquilibré et je me dis "non c'est pas logique". 

Si on considère que le couple représente une part étant donné qu'ils font budget commun (ce qui est le cas de tous mes amis en couple), on doit donc diviser par 2 et chacun paye 110 euros. Et là je me dis, attends, c'est aussi déséquilibré, moi je suis toute seule à prendre en charge mon budget, je n'ai pas quelqu'un avec un salaire en plus pour gérer avec moi (même si forcément vivre en couple représente plus de frais que vivre tout seul). Encore une fois, ça fait déséquilibré et je me dis "non c'est pas logique".

Sauf que du coup, c'est quoi la solution ? Je veux dire, ce sont des bons amis, tous les couples que je connais sont de bons amis, on calcule pas le moindre centime, on va parfois payer pour l'autre. Par exemple, le couple d'amis avec qui je pars en vacances va prendre la voiture, je vais participer aux frais d'essence et de péage mais à côté, en prenant leur caisse, ils l'usent et je ne vais rien payer pour cela. Et y'a plein d'autres choses sur lesquelles au final, on n'est pas au centime près quoi. 

Mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir quand même l'impression que je suis lésée à chaque fois parce que je suis toute seule. Et si, avec les amis, limite, je passe au dessus en sachant que ça s'équilibre car on ne compte pas le moindre centime, je me dis que si ça arrive avec des "connaissances", je ne saurais pas quoi faire.

Bref, dites-moi, célibataire, est-ce que vous considérez ça comme normal ? A l'inverse, pour ceux qui sont en couple, comment procédez-vous ? 
A vos commentaires, merci  :)

PS : les amis IRL rassurez-vous, personne d'entre vous n'est concerné hein, y'a pas de message "subtil" dans cet article^^

10 avr. 2013 5 petits nuages

Mon ex patronne et moi : du poussin couvé au vilain petit canard

Des patrons, j’en ai vu et ils m’en ont fait voir de toutes les couleurs. Mais je crois que cette patronne-là me restera toujours un peu en travers de la gorge, niveau émotionnel. Je sortais d’un stage qui s’était mal passé parce que je ne m’entendais pas, en partie, avec ma responsable (promis, je suis gentille en vrai). Je suis donc arrivée dans cette entreprise pour un stage de deux mois, avec un peu d’appréhensions.



Comment ma patronne m'a pris sous son aile


Je ne saurais plus dire comment ça s’est passé mais il se trouve que j’ai sympathisé avec ma patronne. Elle finissait souvent tard tout comme moi et me ramenait donc en ville. Un jour, je lui disais qu’il fallait que je rachète de la vaisselle, le lendemain elle m’en ramenait en me disant que « ça restait dans un coin, ça date de mes années d’étudiante ». Idem pour les blousons d’hiver ou d’autres choses.

Lunatique, capable d’être très souriante comme distante parfois, mais surtout capable d’être très dure dans ses propos en cas de problèmes, elle n’était pas toujours facile à vivre. Je respectais ça et même si les mots étaient parfois poussés, j’acceptais car elle était juste, dans ses reproches comme dans ses compliments. Je connaissais aussi certains de ses soucis personnels comme elle connaissait  certains des miens. Pas vraiment amie, elle m’a néanmoins un peu prise sous son aile.

Embauchée en apprentissage, j’ai travaillé là-bas deux ans et je n’étais pas sans défauts professionnels. J’ai fait des oublis, manqué d’attention, et même si j’étais parfaite dans la fonction avec laquelle j’étais rentrée dans l’entreprise, je n’étais que moyenne pour celle que j’occupais en tant qu’apprentie, ce n’était pas tout à fait ma voie. J’étais tout de même appréciée, avec mes défauts, même si ça m’a valu pas mal de réprimandes.

Comment tout ça a déraillé


Je crois que les choses ont mal tourné quand une nouvelle stagiaire censée m’assister et me remplacer à mon départ est arrivée. Plus joviale, fraîche et surtout plus rigoureuse, elle a vite été appréciée. De mon côté, j’étais un peu en perte d’énergie et j’ai relâché mes efforts en fin de contrat avant de me reprendre… trop tard ? De plus, ça me faisait du bien d'avoir une "jeune" dans une équipe à moyenne d'âge 40 ans, d'avoir une véritable complice, et peut-être aussi que ça n'a pas été très bien vu.



De juste, elle est passée à la limite du harcèlement et les limites ont été dépassées durant l’événement que nous gérions. Deux semaines  pendant lesquelles elle ne m’a pas lâchée, me reprochant la moindre erreur, m’accusant d’ingratitude et de ne plus en avoir rien à faire de l’entreprise maintenant que j’en partais. Epuisée, j’avais l’impression que personne ne se rendait compte que je travaillais matin et soir très dur pour que l’organisation se passe comme prévu car un prestataire nous avait fait défaut. Du côté de la stagiaire, elle a fait une grosse bêtise, elle savait qu'elle ne serait pas embauchée et elle a eu aussi à subir la dureté de ma patronne.

Je suis partie de l’entreprise un peu triste mais surtout amère. J'avais passé deux ans dans cette entreprise avec certains sacrifices. J'ai pris souvent sur ma vie personnelle, j'ai aussi essayé d'apporter de bonnes choses et je pense les avoir lancés sur certaines choses qu'ils ne gèrent toujours pas parfaitement sans moi. Plus tard, j'apprenais que ma boss était enceinte de deux mois au moment ou je suis partie. Ceci expliquant sûrement en partie son attitude insupportable mais ne rendant pas la chose totalement acceptable.

Aujourd’hui, on s’envoie parfois quelques mails et je reste partagée entre l’amertume et l’attachement. Pendant presque deux ans, elle a été un soutien qui m’a formée, aidée, accompagnée. J’ai toujours admiré son indépendance, sa force de caractère, son ambition, probablement parce que cela faisait écho à ma propre personnalité. Mais ce dernier mois avec elle a tout gâché, je lui en veux encore pour son acharnement, son attitude injuste, son « rejet »… Après m'avoir prise sous son aile, elle me traitait comme le vilain petit canard et je crois que je lui en voudrais toujours un peu et à me demander quelles sont les raisons de son déchainement. Depuis, j'ai eu deux boss avec qui ça s'est bien passé : amicaux, sympas, mais sans débordement personnel. C'est différent... mais c'est mieux comme ça, je pense. Non ?


8 avr. 2013 3 petits nuages

Je ne suis pas une grande gueule mais...

Je ne suis pas une grande gueule. Je ne l'ai jamais été et ça m'a valu pas mal de soucis car je me suis souvent laissée marcher sur les pieds étant plus jeune. Aujourd'hui, je suis toujours d'un tempérament pacifiste, je n'aime pas m'engueuler, je préfère résoudre les conflits de manière calme. 

Tout le contraire d'une de mes collègues que l'on appellera "Grande gueule" à juste titre. Grande Gueule me fait penser à la soeur de Dexter dans la série éponyme : elle gueule souvent pour que les choses bougent. Grande gueule, je l'aime bien, elle râle souvent à juste titre et elle ouvre souvent la voie concernant certains problèmes. Une fois que Grande Gueule a mis les pieds dans les plats, certains osent plus facilement les mettre aussi et j'en fais partie. Je fais aussi partie de celles qui la soutiennent quand elle se bat toute seule pour faire bouger certaines choses dont d'autres se foutent. Après tout, elle fait bouger les choses, c'est normal d'être solidaire. Mais Grande Gueule a un problème... 



Grande Gueule, laisse moi ne pas gueuler en paix

Grande Gueule prend tellement ses coups de gueule à cœur qu'elle en devient des fois insistante. Si Grande Gueule estime qu'il faut gueuler et l'accompagner, elle peut vous travailler au corps jusqu'à ce que vous ayez envie de lui dire d'aller se faire voir. Et je peux comprendre qu'elle veuille qu'on se joigne à elle quand ça concerne des choses importantes dans l'entreprise, d'ailleurs je reconnais que c'est grâce à elle en partie que certaines choses ont bougé. Mais d'autres fois j'ai envie de lui dire gentiment qu'on peut aussi ne pas avoir envie de se prendre la tête sur des conneries.

Et puis surtout, j'ai l'impression que Grande Gueule me prend pour une faible parce que je ne gueule pas. Que oui, elle m'aime bien mais c'est sur, à pas gueuler comme ça, je me ferais forcément baiser la gueule sans rien dire. La dernière fois que j'ai eu cette impression là c'était ce matin quand j'ai parlé d'un truc que le boss a dit ( comme quoi il venait de réaliser qu'on avait tous beaucoup trop de clients), je lui ai dit que c'était bizarre car je pensais qu'il le savait en toute connaissance de cause. Et elle me dit qu'elle se demande si il se fout pas un peu de nous parfois et là, de moi en l'occurrence. 

C'était peut-être pas méchant mais ça m'a gonflée. Comme si, parce que je ne gueulais pas aussi fort qu'elle, je gobais tout ce qu'on me disait. Comme si ça m'empêchait de placer mes billes et d'évoluer de mon côté. Et surtout comme si elle, on se fouterait pas d'elle parce qu'elle, elle gueule quand elle est pas contente. Encore une fois, je sais que c'est pas méchant. Mais j'aimerais juste qu'elle respecte un peu plus la "passivité" de certains. Parce que moi, à force que Grande Gueule se permette ces considérations sur ma personne, je vais finir par ne plus avoir envie de la soutenir ou en tout cas bien moins.

Bref, je ne suis pas une grande gueule mais... ça ne m'empêche pas d'avoir ma propre opinion et de faire mon propre chemin. C'est sur que je me ferais probablement de nouveau avoir, et que je me compliquerai probablement un jour encore la vie parce que je ne voudrais pas gueuler. Et avoir une grande gueule avec moi m'aide souvent à m'affirmer moi-même, alors que je ne suis pas grande gueule toute seule, je le deviens plus facilement quand je ne suis pas seule. A l'inverse, je pense que ça lui fait plaisir d'avoir quelqu'un qui affiche son soutien pour elle et se mouille aussi alors pourquoi ne pas respecter ça ? 

M'enfin, voilà, j'avais envie de faire ma grande gueule... sur le blog :) N'hésitez-pas à me dire dans quel camp vous vous trouvez : grande gueule ou pacifiste ? ;)

4 avr. 2013 2 petits nuages

Sublimes Créatures : Pas si sublime, non...

Lorsque j'ai vu la bande-annonce de Sublimes Créatures, j'ai su que j'irai voir ce film. Mais j'ai aussi su que je ne serais pas totalement satisfaite ... et je ne me suis pas trompée. Car malgré un bon potentiel et de bons éléments, ce film dans la mouvance actuelle des Twilight & co me donne l'impression d'un certain gâchis.


Sublimes Créatures : Des Enchanteurs, un couple, un destin, un choix entre le Bien et le Mal ?

L'histoire se passe dans une ville paumée en Caroline du Sud, Gatlin, marquée par la Guerre de Sécession. A Gatlin, rien ne se passe jamais, tout arrive toujours après le reste du monde, limite, si la fin du monde avait eu lieu, en habitant à Gatlin, vous auriez été sur d'y passer en dernier. 

C'est dans cette ville que vit Ethan Wate, adolescent en proie à des envies de changement, de nouvelle vie, qui ne s'accommode pas à cette mentalité très "village". Depuis la mort de sa mère, le père d'Ethan vit reclus, c'est Amma qui prend soin de lui. Le tout est accompagné d'une mentalité très puritaine soutenue par de nombreuses mères de famille et leurs filles. L'Amériqueuuuh... 



Un décor peu idyllique que l'arrivée de Lena Duchannes, la nièce de Macon Ravenwood, considéré comme un vieux fou ermite, va perturber. Tandis que les habitants de la ville rejettent la jeune fille, Ethan va s'y intéresser, elle incarne le changement qu'il attendait. Un changement qui va dépasser ses espérances : Lena est une Enchanteresse, une sorcière, qui sera "Appelée" le jour de ses 16 ans, son prochain anniversaire et vouée aux Ténèbres ou à la Lumière. Alors que leur romance évolue timidement, Lena et Ethan vont devoir faire face à des forces qui les dépassent et au destin incertain de Lena.

Un film trop mitonné à la Twilight ?


"Vous avez aimé Twilight, vous allez adorer Sublimes Créatures"... c'est pas moi qui le dit, c'est les affiches du film. Il est vrai que j'ai adoré l'atmosphère gothique du film, le caractère bien trempé de Lena, les décors, les personnages secondaires et la vision de la sorcière. Certes, le côté Lumières / Ténèbres est un peu mélodramatique mais les sorcières de "Sublimes Créatures" ont du punch et du sex-appeal qu'elles soient bonnes ou mauvaises dans leur nature. C'est de la bombe baby, bien plus que les pseudos vampires inexpressifs de Twilight (cassedédi à Edward Cullen, TEAM JACOB). 

La sorcière bonnasse et bad-ass de l'histoire : Ridley. Veux-tu m'épouser ? 
Mais d'autres choses m'ont posé problème : le personnage d'Ethan est intéressant mais... je le trouve souvent bien trop maladroit et parfois je me suis demandée : attends c'est fait exprès que ses blagues soient complètement nazes ou pas là ? Peut-être est-ce aussi parce que le film est raconté par Ethan mais ça m'a assez gêné.

 Ensuite, j'ai eu l'impression que le personnage de Link ne servait qu'à aider à faire avancer le scénario / combler les trous. En gros, qu'il n'existait que pour filer un coup de main à nos héros ou pour ajouter certains retournements. 



Enfin, ce qui me dérange, c'est que j'ai l'impression que les réalisateurs ont voulu faire de ce film une pompe à fric pour jeunes accros de Twilight en nous pondant une version édulcorée et simplifiée du livre. Certes, l'esthétique est vraiment sympa, les acteurs principaux plutôt bons, les rôles secondaires (Jeremy Irons, Emma Thompson) au top. Mais, alors que j'ai d'abord vu le film avant de lire le livre, je me disais déjà qu'il manquait "le petit truc" pour que ça prenne. Et ce petit truc, je pense que c'est tout ce qui ne fait pas de Sublimes Créatures un Twilight 2 : le fond historique de l'histoire, toute la mythologie liée aux Enchanteurs, les personnages atypiques... tout ça semble s'effacer au profit de l'histoire entre Ethan et Lena, qui pour le coup aurait pu très bien faire sans.

Mais bon, c'est quand même un film sympa que je vais revoir sur mon PC Et qui a une super bande-son signée The Newno2. A écouter sans modération ! N'hésitez-pas à me donner vos avis :)



26 mars 2013 2 petits nuages

Critique Uglies : un monde sans « laideur »…


Décidément, je fais dans la série « jeunesse » mais que voulez-vous… elle regorge d’imagination pour séduire son public. Et justement, le pitch de Uglies m’a tout de suite séduite. Il s’agit d’une dystopie, un univers dans lequel tous les êtres humains sont opérés entre 15 et 20 ans en fonction de canons de beauté définis pour devenir des « Pretties ». Avant, les enfants et adolescents sont appelés « Uglies », comme « moches ».


Dans cet univers, la jeune Tally Youngblood est sur le point de subir l’opération au moment ou elle rencontre Shay, une autre Ugly. Après avoir sympathisé avec elle, celle-ci lui parle d’une échappatoire à l’opération, un lieu dans lequel on reste Ugly sans subir la contrainte de cette société. Partagée entre l’envie de devenir « Pretties » et  belle comme tout le monde et celle de découvrir « La Fumée » dont Shay lui parle, Tally va intégrer les deux univers selon le moment de l’histoire. Un peu comme si elle était partagée entre le désir de se conformer à la société et celui de mener sa propre existence en faisant fi des étiquettes, en somme.

L’histoire se décline en quatre tomes : Uglies, Pretties, Specials, Extras. Dans les trois premiers tomes, on suit Tally dans ses aventures et sa découverte de cette société. On pourra voir que chacun de ses choix va avoir des conséquences, bonnes ou mauvaises, et qu’il n’est pas si facile de changer une société, que chaque bouleversement et renversement amène ses propres dérives. Dans le quatrième tome, on suivra l’histoire bien des années après avec la jeune Aya Fuse, c’est un peu dur de se mettre dans le bain au début mais ça s’amorce bien.



J’ai beaucoup aimé suivre cette série qui sait jouer d’intrigues et alterner entre ficelles prévisibles et d’autres qui le sont bien moins. L’auteur a su aussi donner une cohésion à ses tomes, des repères pour ne pas être trop déstabilisé (par exemple, les noms donnés aux types de personnes, Specials, Extras, Uglies… mais aussi à chaque catégorie ses habitudes) tout en intégrant des éléments sur le long terme… un sacré travail de structure et de narration ! J’aime aussi le thème qui finalement joue sur des problématiques de société, l’apparence, l’étiquette, l’influence…

En somme, cette lecture ne m’a pas déçue, j’ai vraiment aimé découvrir les différents tomes et les règles qui régissaient chaque société. En ce moment, je suis en train de lire la série « Gone » qui m’a l’air aussi assez intéressante d’ailleurs.

Vous lisez des dystopies ? Vous avez lu les Uglies ? 
24 mars 2013 9 petits nuages

Comment je me suis réconciliée avec "Les menteuses"

Lorsque la série Pretty Little Liars a été diffusée, j'ai fait partie de ses premiers "fans". J'ai dévoré littéralement les épisodes et j'ai poussé un hurlement de frustration lorsque j'ai appris la pause de 6 mois que la série allait prendre suite à son succès imprévu. Puis quand la série est revenue, j'ai décroché au bout de quelques épisodes, craignant une intrigue qui ne se répète à coups de : On sait qui est A, ah non en fait c'était pas lui A, Oh mais c'est lui A, ah non mince on s'est encore trompées. 



Alors quand j'ai gagné l'intégrale 1 de Pretty Little Liars sortie chez Fleuve Noir, j'ai quand même été bien contente. Car oui, à la base, Pretty Little Liars, c'est une série littéraire, "Les Menteuses". Je ne l'avais pas lu, mais j'ai vu l'occasion de renouer avec cette série qui m'avait fascinée à l'époque. De plus, l'intégrale 1 reprend les tomes 1 à 4 de la série littéraire et ne nous laisse pas sur une fin en suspense, elle boucle la première grosse intrigue de la série (= Qui est A ? Que veut-il/elle ? Qu'est-il arrivé à Alison ?).


Pretty Little Liars : mensonges et manigances en pagaille

L'intrigue ? Depuis la disparition de Ali', leur meilleure amie, Hanna, Spencer, Emily et Aria se sont éloignées. A l'époque, elles avaient 13, on les retrouve dans le livre à 16 ans (dans la série, l'incident se passe lorsqu'elles ont 15 ans et on les retrouve un an après). Si à l'époque, chacun avait ses petits secrets, elles en viennent à se rapprocher de nouveau lorsqu'une mystérieuse "A" leur envoie des messages dans lesquels elle aborde des secrets que seule Alison connaissait. Est-ce leur amie qui revient ? Une mauvaise blague ? En tout cas, elles vont vite découvrir que A est bien décidée à leur faire payer leurs petites manigances et à révéler leurs secrets si elles n'agissent pas comme elle le souhaite. 

A l'époque, ce que j'avais aimé dans la série, c'était non seulement son esthétique mais aussi la diversité des secrets des filles. Même si tout cela peut faire sourire lorsqu'on a plus 15 ans, pour un peu qu'on se rappelle comment ça se passait à l'époque, on se rend compte que ces petits secrets peuvent devenir des choses graves pour une adolescente. 

L'intégrale Pretty Little Liars : mêmes ficelles, meilleure gestion des intrigues ?

Dans le livre, même si j'ai été un peu déstabilisée au début par le ton très adolescent, j'ai vite accroché au rythme de l'histoire. De plus, j'avais véritablement hâte de savoir qui était A et ce qui était arrivé à Alison. Comprendre le fin mot de l'histoire. Et même si le livre se joue parfois de certaines fausses pistes, dans l'ensemble, je n'ai pas eu l'impression d'être baladée comme dans la série. Enfin, il faut dire que le PREMIER épisode de la série correspond... au premier tome des Menteuses. Ah ouais, quand même, là tu te dis qu'ils ont bien du enrichir l'intrigue pour couvrir une saison déjà.

Chaque personnage a ses failles et on se prend à s'offusquer pour eux, à en vouloir à la mère d'Aria, à plaindre Emily, à vouloir crier à Hanna qu'elle se laisse mener en bateau, à vouloir encourager Spencer. Bref, on a envie d'être un peu leur grande soeur, car même si tout ça semble parfois un peu superficiel, le livre aborde des thèmes plus graves et sérieux, sur la famille, la sexualité, l'identité, l'estime de soi. Enfin, je suis plutôt bon public pour ce genre de livres j'avoue, donc peut-être que ça en repoussera plus d'un.

En tout cas, cette intégrale m'a donné envie de revoir la série ! Mais j'ai décidé de lire d'abord les livres car ce qui m'a vraiment poussée à lire jusqu'au bout, c'est de ne pas savoir ce qui était arrivé à Ali'. Alors j'ai peur de ne plus avoir cette motivation de savoir le fin mot de l'histoire si je regarde la série avant.

Et vous, vous avez commencé par lire Les Menteuses ou par voir Pretty Little Liars ? 

18 mars 2013 3 petits nuages

(Més)ententes professionnelles

Ou mes ententes professionnelles si vous préférez :) Ah ça, l'ambiance et l'entente entre collègues, c'est quelque chose qui peut te motiver ou au contraire te pourrir la vie. Et au travers de mes expériences, j'ai pu découvrir de nombreux aspects de l'entente entre collègues.

Dans mon premier stage, j'ai découvert la joie d'avoir une responsable qui se sent menacée par toi et des collègues qui te pourrissent à la première occasion... j'en suis encore traumatisée. Dans le second, j'ai pu me réjouir d'avoir des collègues avec 50 ans (ok, j'exagère) d'ancienneté et un caractère merdique... Une fois que j'avais compris comment ils fonctionnaient et après quelques coups tordus, je m'y suis plus ou moins faite. 


Une entente (presque) parfaite

Aujourd'hui, dans mon boulot, je découvre la joie d'avoir des collègues avec qui je m'entends bien. Des mecs avec qui je déconne, des filles avec qui je sors parfois. Bien sûr, ce ne sont  pas des amis, je ne leur confie pas tout, mais notre entente aide à passer sur ce travail parfois laborieux et des boss capricieux. Sauf avec un. 

Ce collègue, dès le début, ça passait moyen. Je ne comprenais pas son humour, je ne savais pas comment communiquer avec lui. Entre temps, j'ai appris mais lui ne déconne jamais uniquement avec moi, on se parle toujours parce que je m'adresse à lui ou dans une conversation avec d'autres. En somme, j'essaye de m'intéresser un minimum à sa personne (plaisanter, discuter avec lui) et il se contente de répondre de manière correcte, sans plus, mais ça me convient. Jusqu'à ce soir.

Ce soir, j'ai fait une plaisanterie un peu débile à une de mes collègues, incluant ce collègue-là dedans. Rien de méchant, le genre de débilités qu'on se dit à longueur de journées, ça ne me semble pas être le souci. Mais il a tiré une tronche, limite son visage s'est décomposé... genre, il m'aurait dit "Mais ferme ta gueule, t'es vraiment trop conne", ça aurait été la même chose. Après qu'il soit parti, en discutant avec une collègue, celle-ci a confirmé qu'elle avait remarqué la tête qu'il avait fait, mais aussi qu'on n'avait pas l'air de trop s'entendre. 

Son problème ? Moi. Pourquoi ? J'en sais rien.

Là, je suis rentrée et j'arrête pas de ressasser. Je ne sais pas ce qui me fout le plus les boules. De me rendre compte que d'autres ont remarqué son attitude et d'avoir l'impression que je passe pour une imbécile ? De m'être sentie humiliée et agressée alors que je me suis toujours efforcée d'être "gentille" ? De comprendre que le moindre effort de sympathie qu'il peut faire envers moi est probablement simulé ? 

J'ignore ce qui le gonfle tellement me concernant mais je sens que c'est un problème de "personne", pas de situation. Même si c'est le genre de mec à se montrer volontairement un peu "relou" et rabat-joie peu importe avec qui. Je tolérais sans souci qu'il me snobe un peu tant qu'il était correct, je ne vais pas le forcer à m'apprécier. Je tolère moins bien cette impression qu'il me prend pour une conne. Espérons que la nuit porte conseil et que je revienne en sachant faire de nouveau "comme si rien n'était" :)

Des bisous à toutes (vous avez vu, je reprends le blog peu à peu :) )
13 mars 2013 2 petits nuages

Pourquoi j'appréhende les retrouvailles professionnelles

Lorsqu’on commence à évoluer dans les études et à enchainer les stages dans le même domaine, il n’est pas rare que l’on « doive » revoir ses anciens collègues de boulot… et c’est toujours quelque chose que j’appréhende.

Dessin : Pénélope Jolicoeur

Par exemple, la semaine prochaine, je vais aller à un salon qui se trouve juste à côté de mon dernier travail ou ça s’est bien passé. D’ailleurs, je continue de taffer avec eux en indépendant. Et pourtant, malgré le fait que ce fut un bon stage, que j’ai passé de bons moments, qu’il n’y a eu aucun conflit, je me demande quand même : je vais leur faire un coucou ou pas ?

Au même titre, quand je vais à un événement dans lequel je sais que je peux croiser d’anciens collègues, j’appréhende toujours, je flippe, limite je pourrais ne pas aller quelque part rien que pour ça. Même s’il s’agit de collègues avec qui ça se passait bien, c’est ça le pire.

Je ne sais pas comment expliquer ça, peut-être que ça a rapport au fait que j’ai toujours peur de ne plus m’y retrouver, de ne pas me sentir  vraiment intégré, comme avant.
J’ai déjà foutu en l’air de belles opportunités à cause de ça, comme ce repas auquel je ne suis pas allée après avoir bu un verre avec un ancien groupe de connaissances. J’avais tellement peur de ne pas me sentir à l’aise que j’avais prévu de passer rapidement… et finalement, je m’y suis sentie comme un poisson dans l’eau mais c’était trop tard pour changer mon programme, je m’étais enfuie comme une voleuse et j’avais regretté.

Je pense que je garde cette peur infantile de l’abandon et qu’elle me joue des tours à bien des occasions, quand je décide de n’inviter personne pour mon anniversaire tellement j’ai peur que personne ne vienne par exemple. Et dans la situation dont on parle, quand j’appréhende n’importe quelle retrouvaille avec d’anciens collègues par peur qu’il n’y ait plus la complicité, l’acceptation qu’il y a pu avoir, que je ne sois plus qu’une ancienne stagiaire à qui on dit bonjour vite fait mais dont on se fout.

Et bien sûr, savoir tout ça ne suffit pas à me rassurer et je suis encore en train de me demander « Bon je vais leur faire coucou ou pas à mes anciens collègues la semaine prochaine ? » en bon boulet que je suis !
4 petits nuages

Pourquoi publier un article pour dire qu'on ne publie plus d'articles ?


J’ai souvent vu cette critique passer : à quoi ça sert d’écrire un article pour dire que l’on écrit pas d’articles en ce moment ? Eh bien, justement, puisque certains se posent la question, je vais vous donner ma petite théorie sur le sujet ;)


Vous avez peut-être déjà vu passer ce genre d’articles / de messages qui consiste à s’excuser de ne pas publier d’articles en ce moment. D’ailleurs, si vous êtes abonné à ma page HC, alors vous avez vu aussi ça chez moi hihi. 

J’ai souvent vu certaines qui pensaient « Genre, pas prétentieuse la blogueuse, elle se pense indispensable pour s’excuser de son absence » ou encore « USELESS POST ». A vrai dire, j’ai une théorie à ce propos, je pense que certaines de ces blogueuses ne veulent simplement pas qu'on les oublie. Et quelque part, j'en fais aussi plus ou moins partie. 

En tant que blogueuse, je ne me pense pas indispensable. Je ne le serai jamais. La preuve, alors que le blog était bien parti, cela fait quelques mois que le travail me prend trop de temps et que je le délaisse. Résultat : à part les copines et Girl Next Door que je remercie beaucoup beaucoup, il n'y a plus beaucoup de monde à commenter par ici. C'est pas grave mais ça montre bien que... la blogo' va vite.

Les blogs évoluent, les lectrices aussi, les gens vont vite, et je pense que parfois, la blogueuse qui publie un message pour s'excuser de ne pas publier, c'est quelqu'un qui en a conscience et qui ne veut pas qu'on l'oublie. Qui a envie de montrer que oui, elle est absente, mais elle pense encore à la blogo', elle est encore là malgré tout. 

En cela, ça ne me choque pas qu'on ait ce réflexe de vouloir "retenir" les lectrices, même si il faut avouer que la lectrice se "retient" davantage à coup d'articles et qu'en fin de compte, ce sont plus les blogocopines qui restent même quand on se fait moins présente.

Le truc c'est qu'on peut avoir très envie de bloguer, on ne peut pas faire tout, on doit faire ses priorités. Et le blog passe souvent plus facilement à la trappe que le travail par exemple ! En tout cas, je crois que j'en avais un peu marre de lire régulièrement que la blogueuse qui publie pour dire qu'elle publie pas était à la limite de l'écervelée ;) Certes, faut pas en abuser. Mais faut parfois voir simplement ça comme une tentative de simplement dire qu'on est toujours là. Une réaction toute conne, utile ou pas, certes, mais rien de prétentieux ou de méchant.

Et je vous rassure, ceci n'est pas au fond un article pour dire que je ne publie pas en ce moment, juste pour donner une vision de la chose ^^ Et si vous avez aussi votre avis sur la question, n'hésitez-pas à le partager ;)
3 mars 2013 2 petits nuages

Les petites vieilles

Hier, lorsque j'ai pris le train, j'ai regardé avec tendresse cette "petite vieille" qui tricotait. Elle m'a fait penser à toutes ces grand-mères bien aimantes, qui prennent soin de leur famille et de leurs petits-enfants. J'ai repensé à la mienne, celle qui est décédée. Elle était de ces grands-mères qui ont du très tôt assumer de nombreuses choses, dont la maladie de ma mère et qui pourtant, avait encore de l'amour à donner. 

Ma grand-mère a été présente durant toute ma vie, jusqu'à sa mort. Quand j'étais petite, elle m'a gardé chez elle deux ans mais ma mère est revenue me reprendre. Elle allait me voir à la pouponnière, le "foyer" pour très jeunes enfants, alors que je n'étais qu'une petite gamine ingrate. Elle m'accueillait chez elle quand j'étais en primaire, au collège, au lycée. Elle était toujours fière de moi, des études que je faisais, et me répétait "les études avant les garçons". 

Bien sûr, elle n'était pas parfaite. On s'est parfois brouillées, pris la tête... mais c'est aussi comme ça que ça se passe dans les familles normales, non ? A côté, c'était celle qui m'emmenait au zoo, au marché pour acheter des bonbons, faire les courses, bref, c'était un repère dans ma vie. Elle m'a souvent répété "le jour de ma mort, il ne faudra pas pleurer, hein, ce sera pas la peine". Elle a vécu des années avec un homme qui la battait, a du prendre en charge deux filles dépressives et un fils qui faisait ses conneries dans son côté. Et même quand elle a rencontré de nouveau l'amour, les problèmes d'argent s'en sont mêlés, et de famille aussi. 

C'était une femme courageuse qui n'est plus depuis 2008. J'étais avec O. lorsque son compagnon m'a appelé. Elle a fait une crise cardiaque au petit matin, elle avait eu pas mal de problèmes de cœur. Parfois, je m'imagine ce qui a pu se passer. Malheureusement, je n'ai pas pu assister à l'enterrement à cause d'un gros problème. Mais aujourd'hui encore, elle me manque. Son amour, son humour, son courage, ces manies, à toujours crier, à toujours vouloir tout faire et tout exagérer.

C'est à elle que je pense quand je croise parfois certaines petites vieilles, quand j'en écoute certaines divaguer, quand je les aide. Même si je suis la première à pester contre celles qui se croient tout permis, pour beaucoup, je me rappelle que ce sont des grands-mères. 

Et aujourd'hui, c'est à elle que j'aurais aimé souhaiter sa fête, plutôt qu'à celle qui est toujours en vie, et que je n'ai jamais entendu me dire qu'elle était fière de moi, ou qu'elle m'aimait, qui ne me souhaite plus noël ni mon anniversaire...

Bonne fête Mémé Toutou...
24 févr. 2013 2 petits nuages

Critique "Even dead things feel your love" : enfin du "vrai" vampire !

Vous n'en avez pas marre de lire des histoires de vampires limite végétariens qui deviennent doux comme des agneaux dès lors qu'ils sont amoureux ? Vous vous rappelez de l'époque ou le vampire, c'était encore un monstre assoiffé de chair qui foutait vraiment la frousse ? Moi, oui, et assurément Mathieu Guibé aussi ! Avec son roman "Even dead things feel your love", il nous montre qu'un vampire peut tomber amoureux tout en restant fidèle à sa nature, être doux comme un agneau pour sa belle tout en satisfaisant sa faim de loup avec ceux de son espèce.


"Even Dead Things Feel your love", c'est une histoire d'amour contrarié qui va traverser les siècles... et passer par tous les chemins que peut emprunter une âme humaine. L'histoire commence par le retour de Lord Scarcewillow, vampire de son état, dans sa demeure natale en 1850. Là il y rencontre Abigale, une voisine pour laquelle il va tenter de reprendre pied dans son époque actuelle parmi la société, lui qui vivait jusqu'alors presque en ermitage. Mais tandis que ces deux-là tombent amoureux et se trouvent l'un l'autre, le destin va en décider autrement... Nous allons alors suivre le parcours de Lord Scarcewillow à travers les siècles pour retrouver cet amour perdu. Malheureusement, je ne peux pas vous en dire plus sans vous spoiler et je trouve que ce serait dommage vu que l'auteur a pris soin de ne rien dévoiler de l'intrigue dans la préface qui accompagne son roman.

Ce que je peux vous dire, c'est que Lord Scarcewillow est un vampire aussi élégant qu'impitoyable. J'ai aimé aussi bien la façon dont il exprime ses émotions personnelles, avec des doutes et des failles tout ce qu'il y a de plus humaines, que l'animalité dont il était capable. Qu'il soit amoureux ou non, il reste toujours un animal capable du pire pour se préserver ou protéger celle qu'il aime. Mathieu Guibé est très doué pour décrire sa cruauté et certains passages m'ont fait ressentir de la révulsion devant les images de torture que j'imaginais alors.

En lisant les premières lignes, j'ai eu un instant peur de finir par me lasser du style trop travaillé et de la narration "d'époque" du personnage principal. C'est un tort mais je lis très peu de romans d'époque et je ne suis pas familiarisée à ce style. Cependant, ces craintes se sont vite évaporées puisqu'on est très vite emporté par le style de Mathieu Guibé qui devient rapidement très fluide. 

J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur a structuré son roman, chaque partie correspond à une époque et forme une "intrigue" à elle toute seule et l'ensemble suit aussi un fil rouge. Je trouve que ça permet de ne pas avoir l'impression que le héros tourne en rond même si au final il suit le même but durant toute l'histoire, c'est très astucieux. Par contre, ce n'est qu'un petit détail, mais je déteste lorsque l'auteur utilise les majuscules dans ses dialogues. Même si c'est utilisé à bon escient (pour faire ressortir les émotions), je trouve que ça fait un brin artificiel. Mais c'est VRAIMENT pour trouver un défaut au livre :) A côté, certains dialogues étaient si prenants que j'avais l'impression d'entendre les personnages parler, comme celui de Lord Scarcewillow avec Abigale après l'épisode de la prostituée junkie. 

Bref, pour moi, "Even Dead Things feel your love" renoue avec les origines du mythe du vampire originel : un être dont l'existence repose sur le sang et la chasse , pour qui l'humain est aussi bien un objet qu'un casse-croûte. Même alors qu'il tombe amoureux et que ses sentiments pour Abigale l'apaisent, il ne peut renier sa nature et lorsqu'il tente de se laisser dépérir, il devient pitoyable, ça n'a rien de romantique. Pourtant, cet amour sera ce qui le sauvera... d'une certaine manière. Un livre à lire absolument pour qui veut faire connaissance avec le vampire tel qu'il est à l'origine mais qui aime aussi les histoires d'amour et le surnaturel :) 

Merci aux éditions du Chat Noir de m'avoir envoyé ce livre pour chronique, j'ai été trop heureuse d'être tirée au sort pour cela et je suis encore plus heureuse d'avoir pu lire ce petit joyau !
18 févr. 2013 0 petits nuages

Hunger Games : 5 bonnes raisons de le voir !


Après avoir revu « Hunger Games » ce week-end, je me suis dit que je devais absolument vous parler de ce film. Parce que même si c’est loin d’être un chef d’œuvre, j’ai trouvé que c’était un film assez juste sur certains points (je sens qu’il va pas y avoir que des personnes d’accord avec moi sur ce coup-là^^).



1)      Parce que ce n’est PAS un remake de Battle Royale.
Pour avoir vu Battle Royale, j’ai moi aussi tout de suite pensé à ce film lorsque j’ai entendu parler du résumé de Hunger Games. Ben oui, des ados dans une « arène » naturelle qui doivent s’entretuer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un qui sera glorifié, c’est un bon résumé qui colle très bien aux deux films. Sauf que pour moi, la ressemblance s’arrête là. Là où Battle Royale est violent, sans pitié, et le reflet d’une jeunesse qu’on ne sait plus éduquer, Hunger Games est avant tout une histoire de « show » : bien sûr, il y a de la survie, mais surtout du spectacle.  Les enjeux sont différents.

2)      Parce que justement, je me suis dit plusieurs fois « Mais what the fuck ? ».
Toujours dans cette logique, j’ai aimé les nombreux détails qui montrent à quel point le Capitole est corrompu : de ses enfants qui célèbrent les Hunger Games comme un carnaval à ses membres qui attendent d’un massacre qu’il les divertisse. Effie joue d’ailleurs très bien ce rôle représentatif, lorsqu’elle rappelle sans cesse les « bonnes manières » à Katniss, tu as juste envie de la secouer en lui demandant si ce sont des bonnes manières que de forcer des gamins à s’entretuer pour survivre afin de payer le prix d’une révolte qui ne les concerne plus.


3)      Parce que le film t’en met plein la vue.
Hunger Games, c’est du spectacle et des costumes de fou aussi. Bien sûr, les costumes de Peeta et de Katniss sont supers à ce niveau : j’adore la première tenue dans laquelle ils apparaissent au Capitole. Et de manière générale, je trouve que le film a plutôt bien su jouer entre le Capitole ou toutes les frasques sont permis et les districts / l’arène dans laquelle la vie est simple et parfois démunie.

4)      Parce que j’ai beaucoup aimé l’alchimie entre Katniss et Peeta
Hunger Games, c’est aussi un duo de personnages mis en avant. La première, c’est Katniss, une petite  brune, à la beauté simple mais naturelle, qui va surprendre par son authenticité. C’est une survivante, pas une winneuse : elle cherche à vivre, pas à éliminer les autres. Au final, c’est l’un des rares personnages à se conduire de manière juste tout au long du film et je crois qu’on aimerait tous être capable de vaincre de cette manière. Peeta, c’est le mec sans prétentions qui a de la gueule. On miserait pas un centime sur lui au premier coup d’œil mais il sait s’adapter et saisir les opportunités pour mettre des chances de son côté quand elles se présentent. A eux deux, ils font une paire complémentaire qui marche plutôt bien et on le voit dès le début du film : là ou Katniss fait mouche par son authenticité, Peeta lui permet de briller davantage en saisissant les bonnes opportunités.



5)      Parce qu’on a une belle représentation des différentes attitudes face à l’adversité.
Enfin, ce qui m’a aussi plu dans Hunger Games, c’est qu’on a beaucoup de représentations de caractères différents face à la nécessité de survivre en éliminant les autres. On a ceux qui n’ont aucun problème avec ça, ceux qui s’en régalent, les faibles qu’on manipule facilement, ceux qui le font avec honneur…

Pour ma part, je me suis assez retrouvée dans le personnage de « La Renarde » : elle arrive à survivre en utilisant la ruse et son intelligence sans avoir à tuer personne. Elle n’essaye pas d’éliminer directement ses adversaires, elle compte sur les autres ou le contexte pour s’en charger, probablement à la fois par stratégie et parce que ce n’est pas dans sa nature. Ca correspond à ma nature de « survivor » avant tout mais aussi de pacifiste et je pense que ça pourrait aussi correspondre à l’attitude que j’aurais dans pareille situation (même si je me retrouve aussi un peu dans Katniss et dans Peeta).



De manière générale, j’ai aimé le scénario et l’issue de ce premier opus même si je ne peux pas encore fait la comparaison avec le livre qui est bien plus intéressant, à ce qu’on m’en a dit. Vous avez apprécié le film ?
20 janv. 2013 2 petits nuages

Lire un livre en anglais : challenge relevé !

Pourquoi lire un livre en anglais quand on peut le lire en français ? Au début, j'y ai pensé car pour certaines séries bit-lit dont je suis fan, la suite tardait à venir en France (Succubus, Les Soeurs de la Lune...). Et puis au fur et à mesure, c'est devenu un vrai challenge que j'avais envie de relever pour relancer ma pratique de l'anglais. 



J'ai fini par me lancer car j'ai acheté à quelqu'un une série de livres vraiment pas cher mais en anglais. Première page, j'ai envie de rebrousser chemin. Il y a plein d'adjectifs que je ne comprends pas, et ça se ressent d'autant plus qu'il y a beaucoup de descriptions. C'est là qu'on se rappelle qu'il y a une multitude d'adjectifs dans la langue et que ça enlève au texte lorsqu'on ne les comprend pas. 

Une fois les débuts passés, il y a moins de descriptions et moins d'adjectifs et au fur et à mesure, ma lecture s'est faite plus fluide, plus rapide (même si c'était pas encore au niveau de ma lecture en français). Au final, je me suis retrouvée rarement bloquée même si je ne comprenais pas certains termes car j'arrivais à saisir l'essentiel.

Mais d'ailleurs, est-ce qu'il faut bien parler anglais pour lire un livre anglais ? Je dirais qu'il faut avoir des connaissances basiques "au minimum" et aimer l'anglais. L'anglais, j'ai toujours aimé ça et j'ai eu un meilleur niveau que les autres élèves pendant longtemps (et puis au collège, j'ai eu la flemme, je me suis reposée sur mes acquis et j'ai pas tant cherché à donner le meilleur de moi-même). Donc même si je n'ai plus les compétences, j'ai toujours l'expérience, la familiarité et ça, ça m'a aidée à suivre. Donc, pour moi, on est pas obligé d'être totalement bilingue pour lire un livre en anglais MAIS on apprend pas l'anglais en enchaînant les livres en anglais, on se perfectionne. 

Il me reste encore les 4 livres en anglais et je vais poursuivre ma lecture avec plaisir ! C'est peut-être con mais j'apprécie de renouer un peu avec une langue qui m'a toujours semblé "naturelle". 


18 janv. 2013 4 petits nuages

Le journal de Carrie : la série, enfin !

J’avais lu et aimé lire « Le journal de Carrie » qui retrace l’adolescence de notre célèbre Carrie Bradshaw (Sex And The City) et surtout sa dernière année de lyçée. Même si c’est un livre jeunesse, il ne souffre pas trop de mièvreries. Et  bien qu’il reste un peu simple niveau intrigues et style, c’était une lecture agréable. De ce livre est tirée LA série qui vient tout juste d’être diffusée aux USA.



J’avais un peu peur de m’ennuyer devant cette série qui met, au final, en scène une gamine de 16 ans au lyçée… mais j’ai passé un bon moment. Certes, ce n’est pas une série palpitante ni indispensable (enfin au vu du premier épisode) mais elle a pas mal de charme et d’atouts qui font que j’ai aimé la regarder.

Tout d’abord, on se retrouve donc dans les années 80… et ça se voit aussi bien dans le décor que dans la bande son avec de morceaux de musique cultes, déjà « vieux » alors que j’étais ado, qui rappellent des souvenirs. Je ne m’attendais pas à ça et c’est assez sympa, même si j’ai quand même eu l’impression qu’ils ont diffusé assez de morceaux pour faire un album dans cet épisode^^

Et Carrie alors, elle est comment ? Eh bien, c’est une fille normale, mais elle a du caractère. On retrouve le côté un peu rêveur de la Carrie Bradshaw qu’on connait, qui s’émerveille facilement, son espièglerie. Elle est entourée de trois amies : Jill et Maggie qui me fait penser à une Blair Waldorf miniature ^^ Ainsi que Walt, le petit-ami de Maggie qui semble légèrement « gay ». On découvre aussi Freema Aggyeman (qui a joué Martha dans Doctor Who) dans un rôle super punchy de directrice de magazine, je l'adore, elle est juste resplendissante !

 
 Et bien sûr, on a droit au "beau gosse de la série" selon Carrie : Sebastian Kydd... plutôt pas mal pour un blondinet, ça change des bruns !



Ce qui est drôle, c’est qu’en les voyant ensemble, on se rappelle nos propres années de lycée et ça donne à la série un côté un peu nostalgique, ça nous parle.

Alors, Le Journal de Carrie, série à voir ? La série flirte un peu avec la série jeunesse mais ce premier épisode était de bonne qualité, j’ai aimé les nombreuses références et le fait d’être dans un univers qui ressemble plus à mon adolescence que celui qui est montré dans les séries d’ado d’aujourd’hui. Malgré une intrigue qui reste limitée, la série a suscité ma curiosité et je vais continuer de la regarder.

Et vous, vous avez vu le premier épisode de The Carrie Diaries ?
14 janv. 2013 6 petits nuages

C'est lundi, que lisez-vous ? Vampire Diaries // Premier Sang // Demonica

Je reprends ce rendez-vous de la blogosphère pour vous parler de mes deux lectures du moment qui sont à peu près aussi différentes qu'un chat et un éléphant...

Que lisez-vous en ce moment ?


Ma première lecture du moment, c'est Vampire Diaries de L.J. Smith et "in english style please "! Ça faisait un certain temps que je voulais m'essayer à la lecture en anglais et j'avais repoussé ce moment par flemme. Mais là, vu que j'ai racheté les livres Vampire Diaries en anglais, j'ai bien été obligée de m'y mettre ! D'ailleurs, cela fera l'objet d'un article spécifique mais pour résumer : j'y arrive et je pense que je m'en sors pas trop mal !

Bref, pour l'instant, j'ai fini "The awakening" et j'avoue que c'est intéressant de découvrir l’œuvre originale derrière la série. Et pour me remettre dans le bain, j'ai repris la saison 1 de Vampire Diaries et bon sang, je ne me rappelais pas que Tyler était un tel connard ! Du coup, c'est pas mal, j'ai l'impression de redécouvrir la série. Mais ici aussi, ça fera l'objet d'un autre article ;)

Ma deuxième lecture du moment c'est Sire Cedric - Le premier sang. Ce livre-là, pareil je l'ai acheté d'occas', à 3 ou 5 euros je sais plus. C'est Serafina du webzine If Is Dead qui me l'avait recommandé alors je lui ai fait confiance.Voilà le synopsis :

Les plus grandes terreurs naissent dans l enfance et prennent racine au plus profond de nous.
Qu est-ce qui les fait resurgir ? Sommes-nous capables de les surmonter ?

Par une nuit d hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa s ur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ?


La seule raison pour laquelle je n'ai pas encore fini ce thriller, c'est que j'attends de pouvoir le lire la journée, quand je vais pas dormir toute seule. Oui, flippée la gonzesse ! Mais sinon pour l'instant, rien à reprocher à ce livre, au contraire ! Le style est fluide, bien rédigé, l'intrigue aussi, un livre très bien.

Ce que je vais lire prochainement


J'ai lu le premier tome de Démonica qui est pas trop mal et je vais m'atteler au deuxième tome puis je pense que j'enchainerai sur "Cygne Noir" de Richelle Mead en poursuivant les Vampire Diaries. J'ai aussi des Anne Rice à dévorer (trois éditions collector de son époque "porno" comme dirait une amie ^^).


Et vous, que lisez-vous ?

 
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