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16 mars 2012 2 petits nuages

[Boulot] Les candidatures spontanées, ça fonctionne !

Souvenez-vous, il y a quelques temps, je vous disais que je recherchais un stage... et j'ai trouvé ! Comment ? En envoyant des candidatures spontanées, "tout simplement". 



Comme c'est souvent le cas lorsqu'on recherche un stage, j'ai cherché un peu partout des offres depuis janvier qui correspondaient à ce que je voulais faire. Dans la communication sur le web, plus précisément. Sauf que... j'ai vu passer moins d'une dizaine d'offres sérieuses. Pourtant, j'ai cherché sur tous les réseaux possibles, twitté, facebooké... J'étais dégoutée. J'ai attendu pendant un moment, j'ai fini par répondre à une offre qui correspondait à ma recherche. Ils étaient emballés mais le lancement de leur projet a été reporté, ils ont annulé le stage.

Alors j'ai envoyé des candidatures spontanées. Le problème avec les candidatures spontanées, c'est que tu ne sais jamais ce que ça va donner. Tu peux envoyer 50 candidatures spontanées sans recevoir aucune réponse, parce que l'entreprise aura déjà ses effectifs, parce qu'elle ne recherche pas, parce qu'elle n'avait pas le temps... et si ça tombe, un mois après, l'offre qu'il te fallait parait chez eux mais du coup tu regardes pas et tu postules pas.

J'ai eu de la chance, j'ai sélectionné une dizaine d'agences à qui j'ai envoyé mon CV, sur ces 10 envois, j'ai reçu trois réponses qui ont donné suite à trois entretiens et propositions de stage. Joie et fierté ! Alors voilà, comme quoi, les candidatures spontanées, ça fonctionne :) Bon, d'accord, ça ne fonctionne pas toujours et surtout, on ne sait jamais si les résultats vont être super positifs ou nuls.

Si vous pensez à envoyer des candidatures spontanées, voici mes conseils :

- On envoie pas à l'aveugle. Privilégiez une 10/15ne d'entreprises que vous avez ciblé parce qu'elles étaient susceptibles de vous proposer un job / stage et parce que vous les avez apprécié ;

- On personnalise, toujours. Envoyer 15 fois la même lettre de motivation, hum... no way ! Alors bon, ça veut pas dire qu'il faut tout réécrire à chaque fois mais réservez au moins un paragraphe dans lequel vous personnalisez la lettre en fonction de l'entreprise que vous mentionnerez.

- On ne se décourage pas et on continue de suivre les offres des entreprises auxquelles on postule. Ce n'est pas parce que vous avez envoyé votre candidature à l'entreprise que cela signifie qu'elle vous contactera si vous correspondez à sa recherche plus tard.
Un exemple ? Il y a quelques années, j'avais envoyé une demande de stage dans une société qui me plaisait beaucoup, en candidature spontanée et par "contact", vers octobre-novembre. Je n'ai eu aucune réponse de la société. 3 mois après, elle publiait une offre qui correspondait, j'ai postulé une nouvelle fois et j'ai été prise. Je sais, c'est dommage mais une candidature spontanée, c'est comme une "bouteille à la mer", soit elle tombe au bon moment, soit elle s'échoue dans les candidatures et vous serez recontactée, soit elle reste à l'eau et elle n'est jamais utilisée (ok, je pousse un peu la métaphore loin là).

Et vous, comment avez-vous trouvé votre stage ? Bon courage à toutes les personnes qui recherchent :) 
27 janv. 2012 10 petits nuages

[Boulot] Job étudiant : distributeur de journaux gratuits

OUI, j'ai été une de ces nanas qui essayent de te fourguer un journal gratuit quand tu vas prendre le métro après une journée de travail ou que tu en ressors. Qui te font un grand sourire (la plupart du temps) et t'interpelle avec un "Machin chose, bonsoir" en te tendant leur journal, qu'il vente, qu'il neige, qu'il pleuve ou qu'il fasse beau. 




C'est un des premiers jobs que j'ai eu en tant qu'étudiante. Je recherchais un poste qui soit en adéquation avec mes horaires et j'ai vite trouvé ce job. La mission était simple : il fallait distribuer un journal gratuit à la sortie du métro, à raison de deux heures par jour. J'avais un quota de 600 journaux par soir, qui est monté jusqu'à 800 ou 900, il me semble. Ben oui, mieux tu travailles, plus tu as de journaux à distribuer...
Il n'est pas obligatoire de travailler tous les jours mais, en général, c'est mieux de travailler au moins trois ou quatre soirs sur cinq. Si tu travailles moins alors on te prend pour des remplacements, quand ils ont besoin de quelqu'un, mais tu as moins de garanties d'un poste fixe.

Distribuer des journaux, c'est facile ?
Concrètement, c'est pas bien difficile et même moi, qui ne suis pas speed, j'étais performante. L'important est d'être motivée, de faire son job avec énergie et de ne pas se laisser déstabiliser par : les gens et le temps.

Car non, tout le monde n'est pas aimable avec toi. Il y a ceux qui t'ignorent, passe encore. Ceux qui te la jouent style "je vais le prendre, ah non en fait ahah" et qui t'ont fait perdre ton temps. Ceux qui te traitent de sales capitalistes ou t'engueulent parce que des arbres ont été détruits pour produire le journal (mais tu crois que c'est moi qui les produit ? C***ard !). Ceux qui se montrent à la limite de l'agressivité. Tout ça, il faut être prêt à l'encaisser même si on rencontre beaucoup de gens sympas et qu'on a vite ses "habitués" qu'on attend tous les soirs.
Ma pire expérience : un mec m'a craché à la gueule un mégot de cigarette qui m'a brûlé à la gorge. Un mec à qui j'avais rien fait, à qui j'avais tendu avec un grand sourire mon journal sans me précipiter devant lui. J'ai été choquée... j'ai pu rentrer chez moi ce jour-là mais j'ai du INSISTER pour qu'on me change d'endroit ! Le patron n'avait pas daigné prendre de mes nouvelles, sympathique...

Le temps, c'est pareil. A moins d'une tempête de neige ou d'un déluge, tu travailleras. Même s'il fait froid, même s'il neige, même s'il pleut. En général, on bouge beaucoup donc ça aide à se réchauffer mais il y a des moments ou c'est vraiment difficile. En plus, les gants c'est pas possible parce qu'avec des gants, tu n'arrives pas à bien saisir les journaux.
Ma pire expérience : j'étais tellement frigorifiée un soir que même mon responsable super relou m'a dit de me réchauffer dans la station de métro et de ne retourner travailler que quand ça irait mieux. J'ai à peine travaillé ce jour-là, j'avais les mains bleues et j'ai traumatisé le petit nouveau qu'on avait mis avec moi en binôme.

Ça paye comment ? 
Pas super bien mais pas trop mal non plus. Un peu plus qu'au SMIC. En travaillant 5 soirs par semaine et 4 soirs pendant les derniers mois, j'arrivais à m'en sortir, avec les bourses (400 euros) et l'APL (200 euros) à côté, avec un loyer de 450 euros.

Est-ce que je recommanderais ce job ?
Pour moi, être embauchée en tant que distributeur de journaux gratuits, c'est FA-CILE. Ils recrutent très souvent donc vous n'aurez probablement pas de mal à trouver si vous cherchez... mais ce n'est pas un job facile tous les jours.

Moi, c'est un job qui m'a épuisée au fur et à mesure. Quand ton chef te fait chier parce que t'es arrivée à 53 alors que tu devais arriver à 50 pour profiter de 10 minutes non payées pour te préparer à taffer pour pile (et que t'es jamais en retard et que t'étais prête à l'heure), quand tu finis souvent congelée à la fin du travail, que les gens te passent leur mauvaise humeur, à un moment tu commences à en avoir de plus en plus marre. C'est le coup du mégot de cigarette qui a été la goutte d'eau, j'ai arrêté de travailler quelques semaines après pour eux. Une révélation, je m'étais engueulée avec O., j'étais pas bien et je me suis dit "faut que j'arrête de faire ce taf". Je le sentais pas, j'étais pas bien et dés que j'ai démissionné, je me suis sentie bien. Un peu comme quand j'ai flippé à deux jours de mon tatouage,  que j'étais pas bien du tout et que quand j'ai décidé de ne pas le faire, je me suis sentie soulagée.

Aujourd'hui, je ne pourrais plus le refaire... mais ça reste une bonne expérience dans le sens ou ça m'a aidé à démarrer dans la vie active et que je n'ai pas du galérer pour trouver du travail. J'y pense et du coup, quand un mec me tend son journal, si je peux, je lui prends. Je lui en prends même dix quand c'est possible. Je souris toujours, je dis "merci", "bon courage", j'essaye d'être comme ces gens qui ont été agréables avec moi et qui arrivaient à me faire oublier qu'un connard venait de m'insulter cinq minutes auparavant. Bon, d'accord, y'a des fois, je suis chargée ou pas de super humeur, mais la plupart du temps, j'essaye d'être cool... parce qu'ils ont pas un travail cool et qu'il faut du courage pour le faire.

Et vous, quel est le job étudiant le plus difficile que vous ayez fait ? Quel est celui que vous recommanderiez ? 
 
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