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23 juil. 2012 3 petits nuages

Islande : les champs de lave hantés d'Eldhraun

Ahah, avoue que tu ne savais pas qu'il y avait des champs de lave hantés en Islande... et pourtant ! Nous les avons croisés en allant vers Jokulsarlon. Les champs de lave d'Eldhraun. L'éruption la plus meurtrière d'Islande.

Champs de lave - Islande



Les champs de lave d'Eldhraun sont nés de l'éruption du Lakagigar, un alignement de 135 cratères sur 25 kilomètres, dont le plus connu est le Laki. Durant des mois, en 1783, les cratères ont craché de la lave sans discontinuer, tuant la moitié du bétail islandais, et 20% de la population islandaise, morte de faim.

Aujourd'hui, le champ de lave s'étend sur 600 kilomètres. Des vagues et des vagues de lave figée, recouverte de mousse. On s'est arrêtés là, pour se promener. L'endroit est impressionnant, on marche avec précaution, nos pieds s'enfoncent dans la mousse et laissent des traces.



Et puis, je me suis avancée seule sur la route terreuse, pendant que mon ami prenait des photos. Et peu à peu, je n'ai pas aimé l'impression qui se dégageait de ces lieux. Peut-être parce que je pensais à tous ces gens morts, à cette catastrophe dont les vestiges sont si impressionnants, à ce peuple au pays pourtant considéré comme magnifique qui a tant payé le prix de cette beauté.



A vrai dire, j'étais soulagée d'en partir. Au retour, mon ami a voulu camper là (le fou). J'ai refusé, prétextant que ce ne serait pas pratique (ce qui était vrai), que je le sentais pas trop etc. La vérité, c'est que l'endroit me faisait juste un peu peur... et en regardant une carte des lieux hantés d'Islande, ah tiens, Eldhraun figure parmi-eux. Et ça se comprend franchement !

8 juil. 2012 13 petits nuages

Mon carnet de voyage : mieux que le Travel Journal ?

Pour garder des souvenirs de mon voyage en Islande, j'ai pensé à m'acheter un carnet de voyage... mais lequel ? Étant donné que je ne suis pas très manuelle, il m'en fallait un "tout fait".

Le plus tendance : le Travel Journal


J'ai longuement hésité à l'acheter, le fameux Travel Journal. Ce carnet se présente sous forme d'une pochette cartonnée avec carnet et un étui permettant de conserver des documents. De plus, sur chaque page, un petit formulaire permet de remplir quelques informations : date, lieu, météo du jour...

S'il a fait tant succès, c'est sûrement parce qu'il est l'un des rares carnets de voyage "tout-fait" à la fois sympa et pratique. Le design est joli, le carnet pas mal, la pochette pratique... et je pense qu'il a du plaire à tous les apprenti-voyageurs qui ont envie d'apporter une dose d'originalité à leur voyage.

Je ne l'ai pas acheté... parce qu'il coûtait trop cher, tout simplement. Une grosse vingtaine d'euros. Et puis, de toute façon, il n'était plus disponible sur internet au moment ou je suis partie.

Celui que j'ai choisi : le carnet de voyage Sagarmatha en petit format

 

J'ai trouvé ce carnet dans une boutique Lilloise, mais vous pouvez l'acheter en ligne ici (en grand format). Il s'agit d'un carnet issu du commerce équitable, venu tout droit du Népal. Il a une couverture mi-rigide et il se ferme avec un cordon. Il m'a coûté environ 13 euros.

Son petit plus, c'est que ces pages sont dépliables : en fait on peut les découper pour en faire des pages grand format, des mini-pochettes ou garder le format original. Sympa ! 

Alors certes, il est moins "pratique" et "moderne" que le Travel Journal... mais en même temps, en Islande, je l'ai vu le fameux Travel Journal. Alors oui, il est joli et c'est clair que c'est un chouette carnet de voyage. Mais honnêtement, en dehors de son aspect très moderne (et au final très européanisé), il n'a rien d'extraordinaire. Donc je ne regrette pas d'avoir acheté mon carnet de voyage Sagarmatha, il me reste encore plein de pages libres et quelque part, ses pages atypiques lui donnent du charme.

Et vous, vous emportez un carnet de voyage avec vous lors de vos voyages ?
Pour les fans, chaque année, à Clermont-Ferrand en novembre 2012, la Biennale du Carnet de Voyage rassemble des voyageurs du monde entier venus présenter leurs carnets de voyage. C'est vraiment un chouette rendez-vous que je vous recommande ;) 



27 juin 2012 5 petits nuages

Quand on revient de voyage...


Quand on revient de voyage, la vie reprend son cours. Le travail, les amis, les chats… on se retrouve propulsé dans le quotidien. Attends, tu es revenue, c’est bon, tu peux reprendre ta vie ? Oui, enfin, ce n’est pas si simple… En tout cas, pas pour moi.

Première étape : tu réalises que tu as vraiment aimé ton voyage

Quand tu es en voyage, bien sûr, si ça se passe bien, tu te rends compte que tu aimes être en vacances. Tu savoures les bons moments, le dépaysement, les paysages à couper le souffle, les rencontres… Bref, tu en profites !

Mais c’est au retour que tu réalises encore plus ce qui t’a plu, enfin ça a été mon cas. De retour en France, j’ai réalisé ce que j’ai aimé là-bas : la culture différente, ne pas avoir pris les transports en commun de toutes mes vacances, l’absence de foule trop oppressante… Bref, je me suis rendue compte que ce voyage m’a vraiment fait du bien en revenant. Grâce / à cause du décalage. D’habitude, je n’ai pas cette sensation... et là, elle ne me quitte pas.

Deuxième étape : tu récupères

La première chose à laquelle j’ai pensé en revenant : dodooooo. Nuit blanche dans l’avion, journée à courir, arrivée en fin de journée, reprise du travail le lendemain. Dur retour à la vie réelle ! Je n’avais envie que d’une chose, que le week-end arrive pour dormir. Pourtant, j’avais des choses à régler. Une dispute aussi. Mais avant toute chose, j’avais besoin de récupérer. Pour moi et pour ne pas faire n’importe quoi aussi avec les autres.

Quelque part, j’ai un peu mieux compris O. Quand il revenait de voyage, je pestais intérieurement parce qu’il ne donnait pas de nouvelles tout de suite. Encore plus la fois ou je lui avais envoyé un mail de « rupture définitive » et qu’il avait attendu 4 jours pour revenir vers moi. Sauf que, maintenant que j’ai vécu la même expérience, je comprends qu’il avait probablement simplement besoin de récupérer avant de passer aux choses sérieuses. Pour lui, et pour ne pas faire n’importe quoi avec les autres.

Troisième étape : retour aux choses sérieuses

Parce que l’excuse du « je reviens de vacances » ne fonctionne que quelques jours. Il faut bien finir par revenir au quotidien ! Pendant un petit moment, tu restes quand même dans ta tête encore en mode « je reviens de voyage » = j’ai pas envie de retourner dans les tracas du quotidien. Et puis, tu reprends les choses en main. Tu rattrapes le retard, tu t’occupes des problèmes, tu fais ce que tu aurais fait si tu n’étais pas partie. 

Mais tu penses au prochain voyage en te disant que cette fois-ci, tu aurais bien envie de partir plus longtemps. Même si tu dis que t’aimes pas partir plus d’une semaine et demie de chez toi, tu pourrais faire un effort pour un quotidien aussi paisible que ce que tu as connu là-bas. 

Et quelque part, parfois j'ai l'impression d'avoir encore un pied la-bas. Dans ce pays ou j'ai tout laissé derrière moi, en oubliant toutes mes contraintes. Ce moment d'évasion, cet échappatoire que j'aimerais vivre à nouveau. Pourtant, je sais, je suis partie moins d'une semaine. C'est rien, une semaine, en comparaison de ceux que d'autres peuvent vivre. Mais je sais pas, c'est peut-être le fait de réaliser un véritable rêve qui fait que j'ai tellement été dépaysée par ce voyage.

Bon alors, c’est quand qu’on repart ?


Crédit photo : Sigurd Decroos
21 juin 2012 6 petits nuages

Mon premier vol en avion...


La semaine dernière, j’ai pris l’avion pour la première fois avec Icelandair, direction l’Islande ! Une grande première qui m’a stressée…

Oh le bel avion Icelandair

 Avant le vol


J’ai d’abord flippé sur le poids et les dimensions de ma valise. En fait, coté poids, j’étais large… le plus difficile, c’était de trouver un sac assez grand et gros pour mettre tout dedans sans aller au-delà des dimensions. Ici, le sac de voyage de mon père m’a bien servi (mais alors quelle plaie à transporter).
Puis je me suis inquiétée du vol, et s’il y a un problème ? Et si j’ai mal quelque part ? Et si je supporte mal l’avion ? Oui, avec des si…

Jour du départ, on se réveille à la bourre. On est obligés de prendre un taxi pour aller jusqu’à l’aéroport Charles de Gaulle, ce qui nous coûtera 43 euros (depuis la Gare Saint-Lazare). On trouve facilement les comptoirs Icelandair, l’enregistrement est rapide. On doit se présenter une heure avant le vol à l’embarquement. Ensuite, l’attente est rapide. Je me fais fouiller car mes chaussures bippent… et put*** que j’aime pas ça ! On ne tarde pas à monter…

Dans l’avion


Premier détail sympa, chaque avion a le nom d’un volcan qui est rappelé au moment du décollage. Classe. Lorsqu’on entre, on remarque d’autres détails. Sur les appuie-têtes, on retrouve différents mots en islandais, par exemple comment se dit merci. Plus tard, on retrouvera aussi des citations sur les oreillers et les couvertures. J’ai apprécié cet effort, ça te met tout de suite dans une ambiance de voyage.

Les sièges, vidéo sur les consignes en cours !
Direction nos sièges, confortables mais l’espace manque un peu. Si on a pas de bagage avec soi, ça va. Par contre, si tu enlèves ton manteau en cours de vol ou que tu as un sac, c’est pas super pratique. Même si ça reste convenable quand même.
A savoir : les hôtesses et le pilote parlent en anglais. Pas de français à bord… donc restez attentifs et apprenez quelques mots avant d’embarquer !

Durant le vol


Dans les airs... quelle vue !

Très bonne surprise : sur chaque dos de siège, un écran permet d’accéder à un large choix de séries, films et musique. J’ai ainsi eu le plaisir de décoller pour la première fois avec Sigur Ros <3 Tous les programmes sont en anglais et on trouve des films comme Avatar, Harry Potter, Very Bad Trip… et des séries comme Gossip Girl, 2 broke girls. Attention, pensez à prendre vos écouteurs sinon vous devrez les acheter trois euros ! Bon à savoir ;)
Durant un premier passage, les hôtesses te proposent une boisson de ton choix, gratuitement. Par contre, il n’y a pas de diner compris. Tu peux acheter un sandwich pour 5 euros environ, ça reste correct. Elles passent aussi pour te proposer couvertures et oreilles. Bref, service très bien et vol aller super. Au retour, il y avait plus de monde et c’était moins agréable mais un service toujours bon.

Les tarifs


J’ai trouvé que les tarifs étaient tout à fait acceptables. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à envisager l’Islande au début. J’ai payé environ 350 euros l’aller-retour et il existe des offres spéciales très avantageuses. Ainsi, en ce moment, pour moins de 400 euros, tu as le vol aller-retour et deux nuits en hôtel à Reykjavik. 

Pour conclure, je suis satisfaite de ce vol avec Icelandair. Ils proposent des prix abordables, avec des offres spéciales régulières. A bord, les quelques services offerts sont appréciables. Pour les autres (repas et écouteurs payants), il suffit de s’être renseigné pour ne pas se laisser surprendre. Les hôtesses sont disponibles et aimables pour la plupart. Bref, si je retourne en Islande (ce que j’aimerais vraiment énormément), je pense que j’opterai de nouveau pour Icelandair !

Et vous, votre expérience de l’avion ? Vous avez eu des mauvaises expériences avec certaines compagnies ?
25 mai 2012 6 petits nuages

S'évader avec Into The Wild et 127 Heures


Deux films pour voyager. Mais aussi pour comprendre le voyageur, l’attrait de la découverte, le besoin de se dépasser. Ce besoin viscéral de parcourir la terre pour aller à la rencontre des autres et de soi-même.

Into The Wild et 127 heures ont connu un large succès auprès du grand public... Et les plus passionnés pourront se dire que, justement, ces films ont été trop médiatisés pour être si bons que ça. Mais si. Ces films sont bons et je pense qu’ils peuvent aussi bien plaire aux passionnés qu’aux non-initiés.

A gauche, le héros de 127 heures, à droite, celui de Into The Wild

Deux films, deux destins tragiques

Pas de suspense, ou de surprise sur la fin. On sait dès le début ce qui arrive au personnage principal. Et pour cause, il s’agit de deux films inspirés de faits réels. Ici, ce qui compte, ce n’est pas la fin, la destination, c’est le voyage, toutes les péripéties qui ont amené le personnage principal à un point de non-retour.

Dans Into The Wild, on parle de Christopher Mac Candless. Jeune étudiant fraîchement diplômé, promis à une grande carrière, il a tout laissé tomber sur un coup de tête. Il a fait don de son argent à une organisation caritative, brulé ses papiers et il a décidé de prendre la route avec un but : l’Alaska. Sans rien dire à personne, ni à ses parents, ni à sa sœur.

En haut, l'original, en bas l'acteur.

Dans 127 heures, nous suivons le combat de Aron Ralston. Sportif, celui-ci décide de partir un week-end pour une virée dans l'Utah. Après une chute, il se retrouve bloqué dans un canyon, le bras coincé contre une paroi par un énorme rocher. Pour se libérer, il devra couper lui-même son bras… avec un canif, en se servant de ses connaissances en anatomie.  

A gauche l'acteur, à droite l'original.

Christopher Mac Candless et Aron Ralston sont deux hommes qui ont voulu défier la nature. Avec une vraie soif de vivre, mais un manque évident de précautions. 


Deux caractères, un même but : se dépasser et partir à l’aventure

Dans Into The Wild, Christopher Mac Candless (alias Emile Hirsch) recherche le contact avec la nature plutôt que celui de l’homme. Il se débarrasse sans ménagement de tous ses biens matériels. Il ne prévient personne de son départ. Bien sûr, il fait des étapes durant son voyage mais il ne garde qu’un objectif : l’Alaska, lui et la nature.

Brillant, énergique, c’est un homme qui a profondément bouleversé la vie des personnes qu’il a rencontré lors de son itinéraire. Il les a poussés au changement, il a noué des liens avec eux. Pourtant, il n’y avait pas de place pour les autres dans son rêve.



Dans 127 heures, on part sur un registre plus sportif. Dès le début, Aron Ralston (alias James Franco) nous impressionne par ses prouesses. C’est un sportif, un vrai de vrai, qui enchaine montées et descentes comme on monterait un escalier. Mieux, même.

Ce qu’il recherche, c’est la liberté, la performance, il veut s’éclater, se dépenser. Il savoure ces instants tout comme les rencontres qu’il fait. Il part seul à l’aventure, mais davantage dans le but de se libérer des contraintes.


Dans ces deux films, on touche de près aux motivations des voyageurs. De ceux qui prennent la route avec trois sacs pour six mois en Afrique. Qui ne se laissent pas arrêter par les difficultés quand toi, tu flippes d’un petit voyage pas loin. On découvre toute la beauté de la liberté, des grandes étendues. Pouvoir affronter la nature et se dépasser. S’émerveiller, savourer.

Moi, c’est comme ça que j’ai eu envie de reprendre la randonnée. A force d’entendre parler O. de ses randonnées et de ses voyages. Je voulais vivre des moments aussi forts.

Into The Wild ou 127 heures, on préfère lequel ?

Dans Into The Wild, on découvre différents types de paysages : désert, rapides, ville, forêt, plaines… On fait le voyage avec Christopher Mac Candless, on découvre aussi différents types de vie. On s’attache à chacune des personnes qu’il rencontre. On s’attache à lui. Et on pleure (enfin surtout les sensibles comme moi). De joie, de tristesse. On a tellement pas envie que le voyage s’arrête.

Dans 127 heures, après une première partie dynamique et divertissante, on passe vite à quelque chose de plus oppressant après l’accident. Ici, on apprend à connaitre le personnage, ses peurs, ses regrets, ses angoisses. C’en est même parfois un peu flippant lorsqu’il commence à délirer. Et on attend ce moment où il va prendre la décision finale. On se demande jusqu’où il va aller avant de se résigner. J’avais peur des longueurs mais au final, ça passe très bien et rapidement.

J’ai préféré Into The Wild pour ses merveilleux paysages et pour l’action un peu plus variée. On partage un peu ce voyage initiatique avec lui et on ressent avec lui. Par contre, j’ai préféré l’ambiance de 127 heures, plus légère. Moins éprouvante niveau empathie, sûrement parce que l’issue est moins fatale. 

Et vous, avez-vous vu l'un ou l'autre de ces films ? Lequel avez-vous préféré ?


L'info-bonus : Si vous voulez en savoir plus sur le destin de Christopher Mac Candless, je vous recommande le livre "Voyage au bout de la solitude". Celui-ci vous permet de comprendre qui il était, vraiment, comment il en est arrivé là. On réalise que durant ce voyage, il a montré le meilleur de lui-même aux gens qu'il a rencontré. Alors même qu'il pouvait être franchement imbuvable ^^ 

Le lien en + : Retrouvez une chouette critique de 127 heures versus Into The Wild ici !
24 mai 2012 9 petits nuages

La gare, c'est aussi une étape du voyage


Quand on voyage, une fois arrivé à la gare, on est très vite pressé d’en partir. Et quand on repart, la gare est synonyme de fin de voyage. Pourtant, pour moi, la gare, c’est surtout un lieu de rencontres et plein d’émotions.

Gare de Grenoble

La gare, c’est l’endroit pour se retrouver… et se quitter

Quand je voyage, je demande toujours aux personnes chez qui je vais de venir me chercher à la gare, si possible. Même si l’appart’ est pas loin. Parce que pour moi, la gare, c’est le lieu où on se retrouve. Après un long voyage, on est fatigué, on a envie de se reposer… mais avoir quelqu’un qui m’attend, c’est une tradition que j’apprécie. Même quand il faut faire bouger une amie, son chien et ses deux gosses ahah^^ Je savoure ce moment-là. J’ai fait le voyage seul, mais maintenant c’est plus le cas. Et quand il arrive que la relation cesse avec une personne importante, si elle était attachée à une gare… alors je pense à elle quand je passe par « sa » gare.

La gare, c’est un lieu de passage… et d’attente

Entre deux trains, il peut arriver qu’on ait plus d’une heure d’attente… et cette attente se fait parfois seule, parfois accompagnée. Je me rappelle de J., que je raccompagnais à la gare à chaque fois qu’on se voyait. On attendait à deux et au final, on apprenait tout autant à faire connaissance, on discutait. La gare faisait partie de notre relation, ce n’était pas un simple lieu de passage, et j’aimais beaucoup ces moments-là.

J’ai aussi beaucoup attendu dans les gares et chaque fois, l’émotion est différente. Parfois, c’est l’impatience, l’appréhension de revoir ou de rencontrer quelqu’un. La fatigue, l’énervement après un voyage trop loin. L’enthousiasme quand on part, la nostalgie quand on revient. Impossible pour moi d’attendre à la gare, juste comme ça, sans rien ressentir.

Gare Lille Europe

Toutes les gares servent à la même chose, aucune ne se ressemble

Une gare, ça sert à prendre un moyen de transport, ici le train. Mais aucune gare n’est pareille. J’en ai vu des gares… et certaines sont terribles tandis que j’en adore d’autres. 

J’adore flâner dans la gare de Lille Europe, elle est design, moderne, certains la trouvent froide mais moi je trouve que ça fait son charme. La gare de Lille Flandres a une très belle façade mais j’ai trop souvent été dedans. La gare de Valenciennes, j’y passe souvent en courant mais j’y ai passé des heures avec :). La gare de Clermont-Ferrand est petite et le quartier est moche mais c’est un peu un autre « chez-moi ». Je suis fan de la Gare de Lyon à Paris, et encore plus de la gare de Grenoble qui te donne vue sur les montagnes dès que tu en sors. La gare de Lyon Part Dieu est juste infernale, trop de monde, trop de circulation, trop galère de passer d’un train à l’autre, je la déteste. Mais elle te mène en plein dans la ville à côté du graaaand centre commercial.

Bref, tu l’auras compris, pour moi, la gare n’est pas qu’un lieu de passage quand tu voyages

Elle fait partie intégrante du voyage et c’est donc tout naturellement que je suis un peu attachée à certaines d’entre elles.

Et toi, quand tu passes par une gare, tu fais au plus vite ou tu aimes ce moment qui fait partie du voyage ?

19 avr. 2012 2 petits nuages

[Voyages] Le GR20 en Corse : un jour, je le ferai (enfin, j'essayerai) !

Le GR20, c’est le chemin de randonnée corse le plus connu de l’île de beauté… mais attention, c’est aussi sûrement le plus sportif !


Réputé pour être le plus beau trek de France (voire parmi les plus beaux du monde, selon certains !), le GR20 (appelé aussi Fra i Monti) traverse la Corse par les montagnes sur 200 kilomètres. Cascades, torrents, sommets, descentes vertigineuses, panoramas à couper le souffle, découverte de la corse pastorale et de ses traditions… ce n’est qu’un aperçu de ce que vous pourrez trouver en empruntant ce chemin de randonnée corse.

GR20 : les infos pratiques

Au programme du GR20, 15 étapes en partant de Calenzana (près de Calvi) pour terminer à Conca (dans les environs de Porto Vecchio), en traversant bien sûr par le Parc Naturel Régional de Corse. La plupart des voyageurs font l’itinéraire en 14 jours. Le record de vitesse du GR20 est détenu par Kilian Jornet (32 heures 52 minutes et 10 secondes), le record féminin détenu par Stéphanie Samper est à 50 heures 52 minutes et 10 secondes. Pfiou, ça en fait des kilomètres en deux jours ! 

Très connu pour sa difficulté, le GR20, c’est 10 000 mètres de dénivelé positif au total et un dénivelé positif par étape qui peut monter jusqu’à 1200 mètres !

Mais qu’est-ce que le dénivelé d’abord ? Le dénivelé, c’est la différence d’altitude entre le point de départ d’une randonnée et son point d’arrivée. Quand on parle de dénivelé positif, on parle du cumul de toutes les montées. D’après ma petite expérience de fille pas super sportive (mais toujours motivée non mais !), après un an et demi à randonner en Auvergne, à partir de 500 mètres de dénivelé positif, je commençais à bien morfler. 700/800 mètres de dénivelé positif, c’était le maximum que je faisais, plus, je savais que j’y arriverais mais avec bien trop de difficultés pour que ce soit un plaisir. D’ailleurs, j’y suis arrivée lors de ma randonnée du Sommet du Grand Colon et un truc comme ça, plus jamais sans entrainement. Si tu veux en savoir plus, tu peux cliquer ici.

Autant te dire que, même si pour les grands sportifs le GR20 est tout à fait faisable, pour les moins entrainés, tu vas galérer. D’ailleurs, sur les 15 à 20 000 randonneurs qui font le GR20 chaque année, seul 1/3 arrivent à la fin.

Bref, malgré tout ça, un jour, j’aurais bien envie de le faire ce GR20. Parce que mine de rien, quand tu fais le GR20, tu t’en prends plein les jambes mais tu t’en prends aussi plein les yeux ! 

La preuve <3 Source

Bon ok, un peu de sérieux - Source
Hiiii des lézards trop beaux - Source
Non, non, il n'y a pas de vent !
Le Cirque de la Solitude - GR20
Les pozzines

Tu découvres de superbes cascades comme la Cascade des Anglais, tu te la joues routard en bivouaquant dans les refuges du GR20 (‘parait que c’est mieux qu’à l’intérieur pour éviter les punaises de lit -_-), tu te baignes dans des vasques avec plongeoir naturel, tu fais de l’escala-rando’ (= tu avances en escalandant) et tu empruntes des échelles et des chaines rouillées au cirque de la solitude, tu rencontres plein d’autres randonneurs, tu découvres les pozzines du lac de Ninu… et surtout, tu relèves un challenge unique. 

Bon, c’est pas près d’arriver… mais j’ai un ami qui habite en Corse. Cette année, ça va être dur d’y aller mais l’année prochaine, qui sait, peut-être que je pourrai  commencer à m’entraîner en faisant une ou deux étapes du GR20.
Moins difficile mais tout aussi connu, il y a aussi le Mare A Mare et le Mare A Monti.


Alors, ça vous fait pas rêver vous ? Allez, on part quand faire le GR20 ? :)
6 avr. 2012 2 petits nuages

[Voyages] Y'a pas que la destination qui compte, y'a la tente aussi !

La tente, en général, c'est pas un truc glamour... mais moi, j'adore ça. J'aime le camping, aussi inconfortable que ça puisse être. Je kiffe m'installer dans ma tente et tout organiser, puis tout foutre en bordel et tout devoir ranger à fond trois jours après.

J'ai déjà ma tente 2 seconds mais y'a une tente que je vais avoir très envie d'acheter, c'est celle qui a gagné le concours "My Tent" de Quechua, la Aurore qui s'inspire des aurores boréales en Islande.


Franchement, elle est pas trop jolie ? J'aime bien aussi les deux autres, elles sont vraiment top. Si elles ne sont disponibles qu'en une personne, je pense que je m'abstiendra mais si elles ont la bonne idée d'être plus grande, qui sait... et du coup faudra que je lui trouve une utilisation ! Camping avec les chats ouaiiiiis (pardon, pardon, c'est bon je rigoleee).

D'ailleurs, quand on parle de Quechua, ils ont fait un très joli site sur la montagne. Même si t'es flemmarde, ça te donne trop envie !

En ce moment, aussi, va se poser la question de la tente pour l'Islande. En fait c'est un peu le dilemme. Moi, j'ai une tente 2 seconds et y'a de la place pour deux. Mais c'est encombrant et en plus, ça risque d'être léger si y'a du mauvais temps. En plus, on sait pas trop ce que ça va donner pour l'avion.
Lui, il a une tente mais apparemment c'est une "une place et demi" quoi. Et c'est pas mon chéri et peut-être que d'ici là il aura une chérie donc ça risque d'être chaud. Mais apparemment c'est une traditionnel, plus solide en général. Pareil, on sait pas ce que ça va donner pour l'avion.
Donc, si vous avez des conseils, on est preneur ? Pareil, quel duvet choisir ? Bon, vla tout, en juin y'aura que quelques heures de nuit donc au pire s'il fait super froid, on attend le retour du jour et ça ira un peu mieux mais bon !

Ca, c'est la tente qui déchire sa race quoi ! 
Et vous, vous aimez le camping ?
Chez UpupupBlog, vous pouvez aussi découvrir une chouette tente ! Et pour les fans de vernis, découvrez ici deux vernis inspirés des aurores boréales :) Dernier truc, si vous voulez bien cliquer ici et voter pour moi au concours "Blogs à la Une", ce serait chouette. Y'a pas besoin d'inscription, ça se fait en deux clics et ce serait un chouette truc d'être sélectionnée (et tout grâce à vous !), merciiii.

Bonne fin de semaine, enfin le week-end !!
26 mars 2012 3 petits nuages

[Voyages] Islande, me voilà (dans 2 mois) !

JE L'AI FAIT. J'ai enfin acheté mes billets pour l'Islande. Je ne réalise pas encore bien mais c'est un rêve qui se concrétise, pour moi.


Une aurore boréale, c'est ce que je rêverais de voir la-bas mais
il y a très peu de chances car ce ne sera plus la saison. 


J'ai donc profité des tarifs d'Iceland Air, permettant un aller-retour en Islande en juin pour moins de 400 euros (avec l'assurance annulation, précaution inside). Je ne réalise pas encore vraiment tout ça... parce que c'est vraiment une envie de très longtemps qui se concrétise.

  • Moi et mes envies de voyage

Je suis quelqu'un qui met trèèèès longtemps à se décider à voyager mais qui aime beaucoup ça. Que ce soit en France ou à l'étranger, je n'aime pas quitter mon cocon, mes repères, mon quotidien. J'appréhende toujours un peu dés que je dois partir plus de deux jours de mon chez-moi, j'ai ce rapport à mon chez-moi particulier, viscéral. Sûrement parce que, comme ceux qui me lisent l'ont compris, je n'ai pas eu de chez moi pendant très longtemps et aujourd'hui, ENFIN, je contrôle ça. C'est à moi, personne ne me le reprendra. Bref, du coup, je tergiverse. J'ai tergiversé quasi deux ans pour me décider à bouger dans une autre région. Je tergiverse quand il s'agit d'aller voir une amie à Marseille.

Et quand la décision est prise, j'appréhende. J'ai pas envie de quitter mes chachas, mon quotidien, peur que ça se passe pas bien, que je m'amuse pas, qu'un truc aille mal, qu'une catastrophe se produise etc etc... alors quand je me décide, c'est souvent après une longue réflexion. Ou sur un gros coup de tête.

Hiiiii un petit poney islandais <3

  • Moi et l'Islande
Ca, c'est le Blue Lagoon, LE truc super connu d'Islande tellement c'est beau.
Mais,  à 30 euros l'entrée, on sait pas encore si on va le faire ou préférer une source d'eau chaude naturelle. 

Si je ne me trompe pas, j'ai commencé à m'intéresser à ce pays grâce à O. Oui, bon, ex inside, c'est pas du joli joli pour avancer mais... faut reconnaître qu'il m'a ouvert pas mal d'horizons. Bref, je me suis intéressée au pays qui m'a de suite plu. Le coté "nature", "volcans", "mer", paysages de rêves sans les eaux turquoises, ça m'a beaucoup inspirée. 

Autour de moi, j'ai vu des gens que je connaissais partir en Islande et moi, je les enviais même si je n'en avais pas encore totalement envie. En fait, c'est simple, chaque année j'ai des envies différentes de vacances. Et surtout, je n'avais ni les moyens ni le compagnon de voyage. 

Il y a un bon mois, j'ai commencé à voir les offres d'Iceland Air et pas mal d'articles de blogueuses (qui ont fichtrement bien marchés sur moi, bordel) sur l'Islande et j'ai regardé les prix. J'ai trouvé que ce n'était pas exorbitant, j'entends au niveau tarif habituel et j'ai commencé à me dire "Et pourquoi pas cette année ? S'il y a un moment, c'est maintenant. Après, si tu trouves du taf', tu devras attendre encore un an pour avoir des congés et l'été la-bas sera passé. Plus d'un an à baver sur les autres qui partent en voyage en étant l'éternelle nana qui regarde les autres réaliser leurs rêves sans concrétiser les tiens". Oui, il y a de la réflexion. Jusqu'à présent, ce qui me bloquait, c'était principalement le compagnon de voyage car, parmi les gens qui rêveraient d'y aller, personne n'avait les moyens. Puis, j'ai pensé au frère d'une amie avec qui je discute souvent, il me connait depuis que je suis gamine, on s'entend bien, il est plutôt débrouillard et aime bouger alors je lui ai proposé et il a accepté :) 

  • Les billets sont réservés, what else ? 
Les billets sont réservés, déjà ça, ça fait tout drôle (et surtout tout drôle au porte-monnaie -_- ). Tout reste à faire, la réservation de la voiture, la préparation de l'itinéraire, les réservations d'hébergement... mais ça y est, c'est sérieux, on va le faire ! 

On se pose encore plein de questions (et si vous savez y répondre, n'hésitez-pas) :
- Est-ce que notre tente simple va suffire pour du camping ou il fera trop froid ?
- Comment laver nos fringues la-bas ?
- Est-ce qu'on capte en Islande ?
- Qu'est-ce qu'on va faire exactement (on reste dans le Sud) ?
- Y'a quoi comme sources d'eaux chaudes naturelles dans le Sud de l'Islande ?
- On pourra voir des aurores boréales/baleines/dauphins/requins & co ? 

Bref, de nombreuses aventures nous attendent mais une chose est sure, c'est parti, la machine est enclenchée !  C'est mon premier gros voyage à l'étranger (à part les séjours linguistiques en Angleterre / Irlande quoi) et je suis pleine d'appréhensions et d'impatience ! Voilà quelques photos des endroits qu'on a envie de voir... bonne évasion :)

Les chutes de Gulfoss
La cascade de Skogafoss
Icebergs et phoques droit devant !







2 mars 2012 10 petits nuages

[Voyages] Comment attraper des crabes ?

Quand j'étais petite, j'aimais attraper des crabes lorsque je partais en vacances à la mer. Je les débusquais et je me faisais un plaisir d'arriver à les attraper. Bien sur, je n'y allais pas comme une brute et je les relâchais après... mais je dois avouer avoir une fois ou deux couru après d'autres filles de mon âge pour les effrayer, le crabe dans la main. Ben quoi ? 




Aujourd'hui, je suis grande... mais il n'empêche que lorsque je suis allée à plage de Kerhilio en Bretagne, j'ai tanné l'amie qui m'accompagnait pour qu'on trouve un foutu crabe. Ça ne me suffisait pas de le voir, je voulais l'attraper, ouaiiiis. Que celui qui vient de dire que je suis une gamine se taise, c'est pas bien de jouer monsieur/madame je-sais-tout non mais ! Etant donné que je suis persévérante (ou acharnée-butée-bornée-chiante, rayez la mention inutile), j'ai fini par l'attraper ce crabe, j'étais super contente. J'avais eu mon crabe.

Si toi aussi, tu as toujours eu envie de te la péter à savoir attraper des crabes ou que tu veux retrouver ton âme d'enfant, voilà mes conseils pour en trouver et en attraper un sans te faire couper un doigt.

Déjà, ou trouve t-on des crabes ?

En général, quand je vois des rochers, de l'eau et des algues, c'est qu'il y a souvent des crabes. Il faut attendre la marée descendante et les rochers deviennent alors le terrain de votre future exploration.

D'accord... mais comment repérer un crabe parmi tous les rochers ? 

Pour cela, il y a plusieurs techniques. Les crabes aiment se cacher sous les rochers, donc il est très fréquent d'en trouver un ou plusieurs en retournant simplement une grosse pierre présente dans l'eau stagnante. Faites attention lorsque vous reposez la pierre, ce serait dommage d'écraser une bêbête ou votre pied :)

De même, il aime les recoins, les endroits un peu dissimulés. Lorsqu'ils sont sur une bande de sable sans pierre, on les repère à leurs yeux.

Mes astuces personnelles : Si vous trouvez un crabe mort, cherchez plus loin, les crabes ne se réfugient pas là ou il y a des crabes morts.
Si vous voyez du sable noir/foncé sur une bande de sable clair, un crabe se trouve peut-être juste là. Lorsque le crabe "s'enterre" dans le sable, il fait remonter du sable à la surface, plus foncé.

Comment attraper un crabe ?

Une fois la bête repérée, évitez de vous précipiter dessus ! Le crabe a tendance à se réfugier dans des endroits inaccessibles lorsqu'il est en danger. Déjà, évaluez le terrain et trouvez un moyen de pouvoir prendre vos appuis de manière stable.
Ensuite, dans un premier temps, surtout si vous êtes débutant, vous devez penser à l'immobiliser. Pour cela, c'est simple, placez votre pouce au milieu de sa carapace et maintenez le crabe "au sol". Non, j'ai pas dit, écrasez le crabe, on le maintient fermement mais délicatement. Bien sur, il va s'agiter mais si l'appui est ferme, il ne pourra pas s'échapper.
Vous devez maintenant effectuer la manœuvre la plus délicate, celle-ci qui vous permettra de prendre le crabe dans la main sans danger. Il vous faut le prendre par l'arrière de sa carapace, en maintenant votre pouce sur le dessus et en plaçant votre index en dessous, comme une "pince". Pour vous aider à bien placer votre index, vous pouvez maintenir le crabe avec l'autre main, toujours en appuyant délicatement sur le haut de la carapace.
Si tout se passe bien, bravoooo, vous avez attrapé un crabe ! Bien sur, si vous ne le sentez pas ou que vous êtes trop effrayé, ne vous forcez pas, c'est pas un indispensable. Limite, observez les parents avec leurs enfants, ils pourront vous apprendre ^^

Un crabe en colère, ça ressemble à quoi ?

Lors d'une "agression", le crabe peut se mettre en position de défense, en relevant leurs deux pinces de manière menaçante et en se soulevant vers l'arrière, un peu comme l'image ci-dessous.


Dans ce cas, pour "maîtriser" de nouveau l'animal, vous appliquez la même méthode d'immobilisation que précédemment, le pouce sur le dessus de la carapace en veillant à ce qu'il soit dos à vous (et les pinces bien loin de vos doigts !).

Pour finir, rappelons-nous que le but n'est pas de martyriser ce pauvre crabe !

Je ne partage pas cette méthode avec vous pour qu'elle soit utilisée à de mauvaises fins. Il ne s'agit pas de jouer avec l'animal pendant des heures, de le fracasser contre un rocher ou de l'attraper sans se soucier de le blesser. Cette petite habitude, c'est un souvenir d'enfance, une petite fierté, j'aime le contact avec les espèces animales, je n'ai jamais tué un crabe. Pire, les étoiles de mer, je trouve ça super beau mais même étant gamine, quand j'ai compris qu'en gardant l'étoile de mer, j'allais la tuer, je l'ai remise dans l'eau. J'avais pas envie de tuer cette pauvre étoile de mer qui m'avait rien fait. Bref, c'est mon moment de régression, pas un jeu sans limites.

Donc, une fois que vous avez pu attraper (délicatement mais fermement) l'animal, prenez le temps de l'observer (et de quelques clichés pour montrer vos exploits^^) puis relâchez-le rapidement à proximité de rochers dans une eau "stagnante" pour qu'il puisse retourner sans encombres dans son environnement. Si vous voyez que vous risquez de blesser le crabe en l'attrapant parce que vous ne pouvez pas avoir une "prise" suffisamment ferme, passez votre tour et cherchez-en un autre, vous ne tarderez pas à trouver :)

Bisous à tous les crabes (et à tous les lecteurs / toutes les lectrices) !

PS : cet article ne se base sur aucune connaissance scientifique ou documentée, juste sur mon expérience personnelle de gamine de 10 ans qui attrapait des crabes sans jamais avoir eu la moindre blessure ;)
17 févr. 2012 5 petits nuages

[Voyages] Randonnée : Le sommet du Grand Colon (Grenoble)

Il y a quelques temps, je vous parlais de Grenoble et de mon amour pour cette ville... alors pour reprendre cette rubrique, j'ai eu envie de m'attarder sur la randonnée dont je vous avais montré quelques photos : le sommet du Grand Colon.

Cette randonnée, je l'ai faite avec O. A force de l'entendre parler de son ressenti sur les endroits dans lesquels il se rendait chaque week-end, j'ai eu envie de ressentir ces émotions aussi. Je lui ai donc proposé de faire une randonnée ensemble et il a accepté.

Je l'avais laissé s'occuper de tout et nous voilà donc partis. Au début, ça grimpe plutôt modérément par un sentier dans les bois. L'humeur est bonne, on se chahute, on plaisante. Jusqu'à la cabane du Colon (paumée dans un champ de laitues ou un truc comme ça), ça se passe bien même si la montée n'est pas de tout repos. 


C'est par la suite que ça commence à se compliquer vraiment. La montée est rude et je suis de plus en plus épuisée. Bonne récompense, le temps maussade au départ devient de plus en plus ensoleillé au fur et à mesure que nous montons et que nous dépassons les nuages et le brouillard. Une beauté qui m'échappe un peu tandis que je m'épuise et qu'O. me distance. 


Je continue pourtant même si O. me propose de rebrousser chemin. Pas question de laisser tomber après avoir réussi à monter jusque là... même si bordel, c'est quand qu'on arrive ? On aborde le sommet et moi je commence à avoir le vertige. La pente est rude, j'imagine que si je tombe, je ne m'en sortirais probablement pas dans un bon état, brrrr. Oh tiens, voilà enfin le sommet qui apparait, je me dis qu'il n'y en a plus pour longtemps !


Comme d'habitude, j'ai ultra-tort parce que ça continue de monter encore et encore. O. m'a déjà bien distancée (je lui ai dit qu'il pouvait avancer à son rythme, pour ne pas se fatiguer plus, sinon il m'aurait bien entendu attendue, non mais !) et s'amuse à prendre des photos tandis que moi (la tache bleue), je m’assois toutes les cinq minutes et que je commence à en avoir plein les pieds !


Heureusement, au sommet, la vue est splendide. Une véritable mer de nuages toute cotonneuse et une vue sur Grenoble, le Nord du Vercors, toute la Chartreuse, la Croix de Chamrousse, les lacs Roberts, le lac Bernard, Longet, Claret et aussi le lac Merlat, un truc de fou !




J'en ai vraiment bavé pour cette randonnée mais je n'ai pas regretté car le paysage était magnifique. Lorsque je suis redescendue, j'en ai beaucoup plus bavé à cause de mauvaises chaussures de randonnée qui m'ont laissé des bleus aux orteils (oui oui). Pour que vous puissiez imaginer, j'avais l'impression de taper contre un caillou à chaque pas que je faisais. 


Par la suite, j'ai beaucoup plus pratiqué la randonnée à Clermont-Ferrand. J'ai appris à évaluer mon niveau selon le dénivelé : 100-200 mètres, débutant - 200-300 mètres, débutant avancé ou sportif - 300-500 mètres, ça commence à bien se corser - Au delà de 500 mètres, tu vas en chier. 

Moi, je suis assez bien entraînée pour aller jusqu'à 500 mètres environ. Vous savez quoi ? Cette randonnée est située à 1 000 mètres de dénivelé. Le double de mon niveau après un an et demi d'expérience ! Sur ce coup-là, O. avait carrément surestimé mon niveau (mais bon, pour lui, une rando' à 1 000 mètres de dénivelé, c'est le minimum donc je peux comprendre). 


En tout cas, ce fut une première vraie randonnée (trop) éprouvante qui m'a rappelée qu'on ne prend plaisir à randonner que lorsque le niveau est adapté. 


Si vous voulez en savoir plus...
Itinéraire - Le Grand Colon
Topo et photos Skipass
Topo et photos 2
10 févr. 2012 5 petits nuages

[Voyages] Lieux insolites : L'Islande souffle le froid et le chaud dans ma tête

L'Islande... voilà un pays qui m'intrigue autant qu'il m'attire. Ses volcans, ses geysers, ses cascades ou encore ses paysages sauvages à perte de vue sont autant de lieux qui me font rêver.  

Source photo

 L'Islande, c'est aussi un grand nombre de lieux insolites qui vous souffle le chaud et le froid !
Après vous avoir fait frissonné devant le vide que les nageurs de la Devil's Pool des chutes Victoria affrontent, je vous embarque dans une plongée dans des eaux aussi froides que claires, celles de la faille de Silfra.


J'ai découvert la faille de Silfra en visitant un blog, celui de Libelul et son article sur la plongée qu'elle a fait la-bas. La fissure de Silfra est l'un des secrets les mieux gardés d'Islande, elle se situe au sommet de la faille entre l'Europe et l'Amérique. L'eau y est claire comme du cristal et elle fait à peine quelques degrés. Plonger dans les profondeurs de la faille vous donne la sensation d'être en apesanteur, avec jusqu'à 100 mètres de visibilité sous l'eau.

Je dois avouer qu'une telle expérience doit littéralement couper le souffle ! Pour ma part, j'ai fait une fois de la plongée et je n'en ai pas un souvenir super agréable. J'ai du en effet remonter plus tôt que prévu parce que j'ai eu trop mal aux oreilles et que je n'étais pas bien, je crois que j'ai un peu "paniqué". Alors avant d'envisager un tel moment, je pense que je prendrais quelques cours de plongée avant ;)

Vous avez envie d'un peu plus de chaleur ? Rendez-vous au Blue Lagoon dans une eau à 37/39 degrés ! 




Situé à 45 minutes de Reikjavic, le Blue Lagoon vous attend avec ses eaux turquoises sur lesquelles repose des nuages de vapeur provoqués par le choc entre l'air froid environnant et l'eau chauffée à 38 degrés (un rêve).

Ce lieu est l'un des premiers que j'ai découvert de l'Islande, et depuis, je m'émerveille au moindre article, à la moindre photo. Pourtant, il reste très touristique, l'entrée est très chère et il existe des sources chaudes bien plus naturelles et gratuites... mais peu importe, j'en rêve quand même et je pense qu'il y a de quoi.

Tantôt accueillante, tantôt hostile, aussi froide que chaleureuse, l'Islande souffle le froid et le chaud dans ma tête... et vous, vous préféreriez opter pour l'intensité d'une plongée en eaux froides ou le bien-être des sources chaudes ? 

Pour en savoir plus... distribution de liens !

Site officiel - Visit Iceland
Site officiel - Inspired by Iceland (avec une vidéo d'aurores boréales qui me font rêver)
Islande - Le Routard
A voir en Islande - Mon Nuage
L'internaute - Islande
Le Blue Lagoon

Association France - Islande

Voyage en Islande
Une magnifique vidéo Inspired by Iceland avec les plus jolis paysages d'Islande
Plonger dans la faille de Sifra avec Extrême Iceland ou avec Dive is

Iceland slideshow - Trip Advisor
5 févr. 2012 10 petits nuages

[Voyages] Quelque part en France : Destination soleil à Antibes !

Il y a deux ans, lorsque mon ex V. m'a proposé de partir en vacances ensemble, j'ai dit "banco". J'avais depuis longtemps envie de vacances à la mer et de visiter le Marineland d'Antibes, je lui ai donc proposé "et pourquoi pas Antibes ?".


  • Ou loger ? 
J'ai commencé les recherches sur internet concernant les campings en combinant ses envies et les miennes : un camping pas trop loin de la mer, avec une piscine et pas trop cher. Nous avons fini par opter pour un camping à Villeneuve-Loubet : le Parc des Maurettes. En effet, il offrait le meilleur rapport qualité / prix avec un espace relaxation : sauna, hammam, spa de nage à contre-courant, jacuzzi, le tout en libre accès.




Nous n'avons pas regretté ce choix, le camping est situé à 5 minutes à pied d'un supermarché et de la plage (une plage de galets, j'avoue que j'ai eu du mal à m'y faire), l'accueil était bon, l'endroit très joli et fleuri... Je recommande vraiment ce camping à toutes les personnes qui sont à la recherche d’un lieu tranquille mais convivial, à des tarifs raisonnables et offrant un très bon rapport qualité-prix. Aussi, je pense que ce n’est pas un camping fait pour les familles ou les jeunes de 18-20 ans, il n’y avait aucune animation prévue par exemple. Enfin, il y a de quoi faire avec le centre commercial pas très loin et la zone portuaire.

  • Qu'est-ce qu'on a fait ? 
On a passé un peu de temps sur Villeneuve-Loubet pour aller à la plage ou se restaurer. J'ai ENFIN pu visiter le Marineland d'Antibes et voir des "épaulards" en vrai, ils sont magnifiques.


Nous avons passé une bonne journée la-bas même si les objets sont vite chers et qu'il vaut mieux penser à prendre sa propre nourriture. Nous avions aussi pris un pass pour le parc de toboggans aquatiques Aquasplash, juste à côté, et j'ai été déçue. Au final, on a fait les toboggans & co en une demie-journée et surtout, j'ai trouvé l'hygiène déplorable, particulièrement dans les toilettes dans lesquels on est censé marcher pieds nus (pas de chaussures à l'intérieur).


Nous avons été à Nice, c'est à une heure en train. Une belle ville que j'ai pris plaisir à visiter rapidement, néanmoins un peu trop "grande ville" à mon goût pour y passer ses vacances.

Nous avons aussi été dans la célèbre ville de Grasse et la parfumerie Molinard. C'est simple, toutes les parfumeries proposent des visites gratuites la-bas et vous pouvez aussi faire votre propre parfum pour un prix de 40 euros environ l'atelier.

Au final, je n'ai pas regretté ce séjour très "sea and sun", Antibes est une chouette ville et il y a de nombreuses choses à faire à proximité. J'avais peur des prix connus pour être chers dans le Sud et on s'en est sortis plutôt pas mal en achetant la plupart de notre nourriture au supermarché. Nous avons testé deux restaurants qui étaient bons et à prix abordables. Je pense que j'y retournerai avec plaisir si l'occasion se présentait, pour séjourner à nouveau au Parc des Maurettes dont je garde un souvenir excellent.

Vous avez prévu quoi pour vos prochaines vacances à la mer ?

En savoir plus
Antibes- Mon Nuage
Villeneuve-Loubet - Mon Nuage
 
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