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28 août 2012 0 petits nuages

Le cas du mail à son ancien travail


Quand on envoie un mail à son ancien travail, il ne faut pas croire qu’il ne s’agit que d’un envoi de quelques mots. En vérité, c’est tout un combat qui se joue, un peu comme dans une réunion d’anciens élèves. L’objectif principal de ma stratégie d’envoi de mails : paraitre à son avantage sans en faire trop, et pourquoi pas faire passer subtilement quelques messages revanchards au passage.


-          Mais oui, tout va bien

Genre, quand tu écris à ton ancien travail, aux collègues que tu avais en connaissance, t’as pas envie de la jouer « tout va mal, je suis tellement minable ». Au contraire, t’as plutôt envie de dire « je suis plus chez vous, mais je m’en porte pas mal non plus ». Alors tu mets en avant des aspects positifs, genre « ici, tout se passe bien, j’ai un chouette appart, et des collègues sympas, que demander de plus ». Mais bon, tu veux pas en faire trop non plus, faut la jouer « je vais bien », pas « je simule très bien ».

-          D’abord, ou je suis, c’est bien / mieux

En général, on a pas envie de dire non plus qu’on a un boulot pourri. Si on est parti, c’est soit qu’on convenait pas, soit que l’entreprise ne pouvait poursuivre le contrat. Dans le premier cas, on a envie de dire « eux, ils sont contents de moi alors je suis bonne d’abord ». Dans le second, on a tout de même envie de faire comprendre « ahlala vous avez raté quelque chose, c’est moi qui vous le dit ». Alors, on met en avant certains aspects. Je me rappelle de cette ancienne responsable de stage avec qui ça ne s’était pas bien passé. Lorsque je lui avais écrit un mail dans lequel je vantais ce stage ou ça se passait super bien et même qu’on était super content de moi, elle m’avait répondu que de son côté tout allait tellement bien avec sa stagiaire actuelle, elle veut même rester 6 mois de plus. Lutte de pouvoir et de paraitre, je vous ai dit.

-          Ah, et, au fait… vous êtes à chier

Alors, là, c’est le passage valable quand ça ne s’est pas totalement bien passé dans une entreprise. Donc, si tout s’est bien passé pour vous, inutile d’ajouter cette partie, ne soyons pas mauvais esprits. Pour les autres, admettez que, responsable ou pas, on aime pas partir d’une entreprise sur une (ou plusieurs) mauvaise impression. Du coup, on fera passer le message de certains reproches de manière un peu déguisée : « oh ici, l’ambiance de travail est excellente, vous vous rendez compte, on mange tous les midis avec le patron ! » ou encore « C’est vraiment une bonne entreprise qui sait écouter les salariés, même quand il y a des conflits ». Encore une fois, faut pas trop en faire non plus, on a dit subtilité, pas règlement de comptes.

Alors bon, cette méthode particulière n’est pas valable pour ceux qui se contentent de trois lignes sans réfléchir ou qui n’ont pas cet esprit de « dernier mot » (qui a dit gamine, qui ?). Mais quand même, bref ou pas, j’avoue que je réfléchis toujours un peu à la manière dont je rédige ce genre de mails. Surtout pour le premier après avoir quitté l’entreprise, celui qui fait un peu le bilan de dernière impression, là je suis capable de pas mal réfléchir. Pas vous ? 

5 juil. 2012 4 petits nuages

Mes 5 conseils pour réussir un entretien

Depuis que j'ai 18/19 ans, je cumule les emplois, souvent plusieurs à la fois. J'ai donc passé pas mal d'entretiens... et je me suis dit que mes conseils (personnalisés) pourraient vous servir. Vu que j'ai été prise 3 fois sur 4 en général ;)


Conseil entretien numéro 1 : Bien lire l'annonce

Même si tu as l'impression que l'annonce est un copier-coller de ce qui existe sur internet (possible...), prends le temps de lire et de tout comprendre.

Exemple concret : J'ai postulé un jour pour un poste au service des stages de ma fac. Dans l'annonce, plusieurs logiciels que je ne connaissais pas étaient mentionnés. Bien sûr, je savais que j'apprendrais "sur le tas" si j'étais embauchée. Pourtant, je me suis renseignée sur tous les logiciels pour comprendre leur utilité et ça a beaucoup plu à l'employeur (et j'ai été prise na !).

Deuxième conseil : Se renseigner sur l'entreprise 

Je n'arrive pas à un entretien sans connaitre un minimum la société chez qui je postule. En général, j'essaye de trouver ce qui me plait chez l'entreprise, des actions qui m'intéressent. Même si je ne peux pas toujours utiliser ce que j'ai appris, parfois, je pense que ça contribue à montrer ma motivation et mon sérieux.

Et croyez-moi, ce n'est pas le cas de tout le monde ! Lorsque j'ai fait passer des entretiens aux personnes qui devaient me remplacer pour mon ancien travail, l'une d'entre elles ignoraient le thème de l'édition à venir... alors qu'elle était censée travailler dessus ! Pour moi, c'était la preuve d'un manque de sérieux et ça a joué dans notre décision.

Troisième conseil : Ne pas avoir peur de l'imprévu ou des maladresses 

Quand on postule pour un entretien, on a envie que tout soit parfait. On répète, on se prépare, on stresse... mais parfois, ça ne se passe pas comme prévu ! On est stressée, on bafouille, on oublie carrément une information importante en plein milieu... RELAX. Soufflez un coup et dédramatisez.

Dire un mot qui n'existe pas, bafouiller, ne pas savoir répondre à une question... ce n'est pas forcément grave si on arrive à retomber sur ses pattes. A prendre les choses avec humour. Bien sûr, dans certains cas, on voit que la personne en face n'est pas super réceptive et on se sent bien bête. Mais souvent, ça se passe très bien. 

Conseil numéro 4 : Être au top mais surtout à l'aise

Pour les cas ou il n'y a pas de règle vestimentaire à respecter, faites bien ET simple. Habillez-vous sobrement mais surtout soyez bien dans vos vêtements ! Rien de pire que de se sentir coincée dans une veste de tailleur et d'avoir super chaud alors que les mecs en face de vous sont en chemise décontractée (vécu inside). 


C'est à vous de voir ce que vous porterez, mais ne vous imposez pas un costard-cravate si le milieu ne l'exige pas et que vous vous sentez mal dedans.

Conseil 5 : N'oubliez pas que tout ne dépend pas de vous !

Malgré toute la préparation possible, il se peut que vous ne soyez pas pris(e). Pourtant, vous aviez bien réussi, vous aviez su répondre correctement, vous mettre en valeur... mais voilà, certaines choses ne dépendent pas de vous.

Le feeling, la correspondance avec "l'idéal" que l'employeur s'imagine, la concurrence... sont autant de facteurs que vous ne pouvez absolument pas contrôler.

Conseil final : préparez-vous... mais ayez confiance en vous, avant tout :)

Bien sûr, ces conseils sont basés sur ma propre expérience et je vous fais confiance pour faire le tri dans ce qui semble vous convenir (ou me dire si vous n'êtes pas d'accord. Sachez seulement qu'un entretien n'a pas toujours besoin de se passer totalement parfaitement. 

La plupart du temps, si vous avez un bon CV, que vous avez pris la peine de vous renseigner et de vous préparer un minimum, alors ce ne sont pas quelques hésitations qui vont tout gâcher ;) En tout cas, c'est ce que j'ai pu constater. 

Et vous, quels sont vos conseils pour réussir vos entretiens ? Des bisous ;) 
30 mai 2012 8 petits nuages

Mais oui, mais oui, l'école est finie !

Il y a encore peu, j’avais hâte que les cours se terminent. Fini les matières inutiles, les devoirs encore plus inutiles, les relations scolaires toujours plus inutiles. J’avais déjà un pied dans la vie professionnelle et j’avais hâte d’y sauter les deux pieds joints. Jusqu’à cette année.



Pour moi, l’intégration dans une classe, ça n’existait pas. J’ai essayé de m’intégrer pendant longtemps et je n’y arrivais jamais. J’étais proche de quelques personnes mais je ne me sentais jamais comme faisant partie du groupe. En licence 3, après avoir passé plusieurs mois à essayer de m’intégrer en vain, j’ai eu le déclic. Je n’étais pas faite pour m’intégrer, alors autant arrêter les frais. J’ai décidé d’être moi-même quitte à être seule, de ne plus chercher à faire partie d’un groupe. Au final, je n’ai pas été seule, je sympathisais toujours naturellement avec une personne en particulier et on trainait ensemble toute l’année. Mais j’avais renoncé à me sentir intégrée à une classe.

 

Quand je suis arrivée dans cette deuxième année de master, avec quasi un mois de retard, j’ai fait comme d’habitude. Je suis restée moi-même, je n’ai pas cherché à m’intégrer à un groupe. Très vite, je me suis rapprochée d’une autre fille (elle aussi nouvelle dans la promo’) et il est devenu évident que j’avais trouvé ma « binôme de classe » :) Je parlais avec les autres filles mais des tensions sont vite arrivées. Un quiproquo a provoqué un conflit, binôme (moi et ma copine) contre binôme (deux sœurs), génial. On se voyait bien passer le reste de l’année à trouver qu’elles sont connes et réciproquement, en fait (pour résumer).

Sauf que ça ne s’est pas passé comme ça. Le conflit a été mis de côté et au fur et à mesure, on a appris à se connaitre. On a appris à apprécier le binôme, avec leurs défauts et leurs qualités. Elles ont appris aussi à nous apprécier. On rigolait de leurs prises de tête quasi quotidiennes et elles rigolaient de mon manque de ponctualité ou de nos absences de temps en temps (et de mon béguin pour un de nos profs ahah). Très fusionnelles, elles appréciaient aussi de se laisser aller à parler avec quelqu’un d’autre, moi ou ma binôme, parfois.

 Bon, je pense que l’attitude de mon binôme n’y est pas pour rien, elle a plusieurs fois fait l’effort d’aller vers elles et moi j’ai suivi son exemple. Au fur et à mesure, je pense que ça a permis en partie d’apaiser les tensions et de se rapprocher. Sans elle, je n’aurais probablement pas cherché plus loin et ça aurait été dommage.

Bref, à la fin de l’année, cette classe, je m’y sentais intégrée. Pour la première fois de toutes mes années d’études supérieures, je peux dire que j’étais intégrée à une classe. On n’était pas nombreux, un peu plus d’une dizaine. D’un côté, les garçons (et une fille), avec qui on parlait de temps en temps. De l’autre, la bande des filles, avec mon binôme et moi, l’autre binôme et deux autres filles. On avait nos habitudes, le café de la pause, les bavardages autour des PC, les échanges. Ce n'était pas la joie tout le temps. Mais aussi bizarre que ce soit, il y avait une cohésion. Pas dans le genre « on se kiffait tous », mais il y avait un équilibre. Enfin, je me sentais bien dans un groupe, je pouvais être moi-même. Mon étourderie, mes bizzareries, mon je-m-en-foutisme, ça les faisait rire. Trop bien ! J’avais ma binôme et un bon public avec qui déconner.

Aujourd’hui, c’est fini, je suis en stage de fin d’études. L’ambiance n’est pas la même, je peux moins laisser s’exprimer ce côté décalée de ma personnalité. Je n’ai plus « mon public », « ma binôme », mais des collègues avec qui je m’entends bien sans pour autant être proches. Je n’ai plus mes habitudes, ce rythme étudiant parfois prenant mais souvent flexible.

Et pour la première fois de ma scolarité, je n’avais pas envie que l’école s’arrête. Et en ce moment, c’est parfois dur de devoir renoncer à ça. Notre quotidien de classe et notre groupe de filles aux caractères différents, avec ses ragots et habitudes, me manque. L’école me manque… mais je ne pouvais rêver meilleure dernière année.  Ma classe me manque mais je n’ai pas envie de retourner en classe. Ce ne serait pas eux, et ce ne serait pas pareil.

Bon, allez, vous m’aidez à faire le grand saut dans la vie pro’ ? Parce que là, j’ai un peu de mal…
10 mai 2012 6 petits nuages

[Boulot] Louer un étudiant, c'est VRAIMENT possible ?

Louer Un Etudiant, c'est le nom d'un site promettant de mettre en contact les étudiants désireux de mettre à profit leurs acquis et des employeurs qui ont des missions à leur confier. Du boulot facile pour les étudiants mais je rêve ? Mais que demander de plus ? Que je vous fasse part de mon expérience du site peut-être ? :)



Comment ai-je découvert le site Louer Un Etudiant ?

Par bouche-à-oreille tout simplement. Etant donné que je suis freelance et que je recherchais des missions en rédaction web, entre autres, on m'a suggéré ce site. Je me suis rendue dessus, j'ai trouvé l'aspect sérieux, je me suis inscrite de manière facile, il faut obligatoirement donner un mail universitaire.

Y a t-il autant de missions que ça ?

Eh bien, oui. Surtout en développement web, en graphisme, mais aussi en rédaction web et en étude de marché par exemple. Clairement, le site s'adresse davantage à ceux qui recherchent des missions en web, informatique, communication. Régulièrement, lorsqu'une mission correspond au profil que j'ai rempli, je reçois une "alerte".


Comment postuler ? 

Un brief de la mission est consultable par tous et il faut alors postuler si ça nous intéresse. Il faut alors expliquer ses motivations et se présenter, comme pour une lettre de motivation en gros. Il faut savoir que beaucoup des missions proposées sont possibles en télétravail. Vous proposez un budget par forfait, en détaillant et expliquant si nécessaire dans le mail. Et vous attendez qu'on vous réponde.

Louer un étudiant, c'est un bon plan ou pas pour finir ? 


Le site a plusieurs bons points. Déjà, de nombreuses missions sont régulièrement publiées. Vous êtes sur d'être payé car le chef d'entreprise doit verser un acompte. Donc il y a une garantie minimum. Par contre, le site prend un pourcentage mais ça reste minime. De même, il est facile de postuler et ça peut être une bonne occasion de se lancer et de travailler.


Oui mais voilà, quand on postule, les réponses sont rares et les tarifs rarement intéressants. J'ai postulé pour des dizaines de missions. Je l'ai toujours fait avec sérieux, pour des missions qui me correspondaient, en justifiant de pas mal d'expérience. Sur six mois, j'ai du recevoir moins de 5 réponses. Peu de chefs d'entreprise prennent la peine de clôturer une mission.


Parmi ces réponses, je n'ai conclu qu'une mission correctement payée. Pour le reste, on sent clairement qu'il y a une volonté de payer le moins cher possible. Sachant que j'ai une bonne expérience en rédaction, je demande un prix raisonnable, ni trop cher, ni pas assez. Au passage, je prends en compte les impôts à payer dessus et le pourcentage du site. Mais bon, quand on voit des personnes qui vendent leurs services à 8 euros de l'heure (soit 5 euros ds leur poche à tout casser), ben je comprends que du coup, même si mon profil est bon, on préfère payer moins cher.

Enfin, le site est mal foutu. Franchement, déjà, à partir du moment ou la personne répond à plusieurs étudiants, les conversations sont groupées. On galère à retrouver ses messages. Le système de rémunération n'est pas claire. Il y a clairement du travail à faire sur ce point sauf pour la liste des missions et les briefs mission.

Au final, le site Louer Un étudiant, ça peut être quand même un bon plan. Quand tu débutes, que t'as jamais travaillé ou peu, ou que t'as la chance de tomber sur un client qui a bien compris que l'intérêt n'était pas seulement de payer moins, qu'il fallait aussi payer "justement". Mais malheureusement, en plus de ces nombreuses réponses qui ont été un perte de temps, il a une mauvaise "ergonomie" qui ne le rend pas agréable à utiliser. Alors je garde un oeil sur le site mais j'avoue que j'ai abandonné. Je ne suis pas riche au point de refuser du travail mais à se vendre à n'importe quel prix, on finit par être payé n'importe comment ^^ C'est dommage, je pense que le potentiel est bon mais il y aurait un travail à faire pour le rendre plus efficace je pense.

Et vous, quelles sont vos astuces pour trouver du travail en tant qu'étudiant ? Si vous ne l'êtes plus, c'était quoi ? 

Le site Louer un étudiant
Article sur le sujet (bon, le 700 euros en moyenne, je sais pas d'ou ils le sortent...)
Un autre article

16 mars 2012 2 petits nuages

[Boulot] Les candidatures spontanées, ça fonctionne !

Souvenez-vous, il y a quelques temps, je vous disais que je recherchais un stage... et j'ai trouvé ! Comment ? En envoyant des candidatures spontanées, "tout simplement". 



Comme c'est souvent le cas lorsqu'on recherche un stage, j'ai cherché un peu partout des offres depuis janvier qui correspondaient à ce que je voulais faire. Dans la communication sur le web, plus précisément. Sauf que... j'ai vu passer moins d'une dizaine d'offres sérieuses. Pourtant, j'ai cherché sur tous les réseaux possibles, twitté, facebooké... J'étais dégoutée. J'ai attendu pendant un moment, j'ai fini par répondre à une offre qui correspondait à ma recherche. Ils étaient emballés mais le lancement de leur projet a été reporté, ils ont annulé le stage.

Alors j'ai envoyé des candidatures spontanées. Le problème avec les candidatures spontanées, c'est que tu ne sais jamais ce que ça va donner. Tu peux envoyer 50 candidatures spontanées sans recevoir aucune réponse, parce que l'entreprise aura déjà ses effectifs, parce qu'elle ne recherche pas, parce qu'elle n'avait pas le temps... et si ça tombe, un mois après, l'offre qu'il te fallait parait chez eux mais du coup tu regardes pas et tu postules pas.

J'ai eu de la chance, j'ai sélectionné une dizaine d'agences à qui j'ai envoyé mon CV, sur ces 10 envois, j'ai reçu trois réponses qui ont donné suite à trois entretiens et propositions de stage. Joie et fierté ! Alors voilà, comme quoi, les candidatures spontanées, ça fonctionne :) Bon, d'accord, ça ne fonctionne pas toujours et surtout, on ne sait jamais si les résultats vont être super positifs ou nuls.

Si vous pensez à envoyer des candidatures spontanées, voici mes conseils :

- On envoie pas à l'aveugle. Privilégiez une 10/15ne d'entreprises que vous avez ciblé parce qu'elles étaient susceptibles de vous proposer un job / stage et parce que vous les avez apprécié ;

- On personnalise, toujours. Envoyer 15 fois la même lettre de motivation, hum... no way ! Alors bon, ça veut pas dire qu'il faut tout réécrire à chaque fois mais réservez au moins un paragraphe dans lequel vous personnalisez la lettre en fonction de l'entreprise que vous mentionnerez.

- On ne se décourage pas et on continue de suivre les offres des entreprises auxquelles on postule. Ce n'est pas parce que vous avez envoyé votre candidature à l'entreprise que cela signifie qu'elle vous contactera si vous correspondez à sa recherche plus tard.
Un exemple ? Il y a quelques années, j'avais envoyé une demande de stage dans une société qui me plaisait beaucoup, en candidature spontanée et par "contact", vers octobre-novembre. Je n'ai eu aucune réponse de la société. 3 mois après, elle publiait une offre qui correspondait, j'ai postulé une nouvelle fois et j'ai été prise. Je sais, c'est dommage mais une candidature spontanée, c'est comme une "bouteille à la mer", soit elle tombe au bon moment, soit elle s'échoue dans les candidatures et vous serez recontactée, soit elle reste à l'eau et elle n'est jamais utilisée (ok, je pousse un peu la métaphore loin là).

Et vous, comment avez-vous trouvé votre stage ? Bon courage à toutes les personnes qui recherchent :) 
6 mars 2012 2 petits nuages

[Boulot] Recruter des bénévoles : quelques règles de savoir-vivre

Si tu as déjà participé activement à un festival, à l'organisation d'un événement culturel ou festif, alors il est probable que tu aies déjà du faire appel à des bénévoles... ou que tu l'aies été toi-même ! Le bénévole, ce jeune plein d'espoir et de motivation qui travaille gratuitement mais qu'on oublie parfois de prendre en considération. Non, le bénévole n'est pas que de la marchandise gratuite, il faut aussi le courtiser, le chouchouter et le remercier de son investissement.



Ma meilleure expérience de bénévolat ?
Il s'agit de mon expérience avec l'association Lilloise Les Rencontres Audiovisuelles. J'ai été bénévole pour la Fête de l'Animation il y a quelques années et pour la Nuit de l'Animation, une nuit consacrée aux films d'animation, à voir ! Lors de ces événements, j'ai toujours été bien traitée par l'équipe qui organise son planning d'une main de maître. Pour la Nuit de l'Animation, on avait eu un repas le soir et le petit déjeuner le matin, avec possibilité de se ravitailler entre temps. Au niveau des pauses, le staff faisait en fonction du temps passé par chacun et des souhaits (= si tu restais pour toute la nuit alors tu avais plus de chances d'avoir ta pause pour voir le film d'1h30 qui t'intéresse que celui qui reste juste 3 h, normal). Je garde un bon souvenir de cette expérience parce que non seulement chacun pouvait s'investir à sa mesure mais en plus, l'équipe fait en sorte que le bénévolat se fasse dans les meilleures conditions possibles.



Dernièrement, j'ai vécu une expérience de bénévolat merdique qui m'a rappelé que les règles de bon sens n'étaient pas acquises par tous. Résultat : j'ai été déçue de l'organisation et la prochaine fois qu'elle aura besoin de bénévoles, elle pourra aller se gratter. Je me suis dit qu'il n'était donc pas inutile de rappeler ces règles essentielles à mon humble avis :

- Organisé, ton planning sera. Le bénévole n'est pas là en tant que bouche-trou, lorsqu'on recrute des bénévoles, on leur assigne un poste et une tranche-horaire à l'avance. Si on a peur qu'un bénévole nous lâche au dernier moment, recruter le plus de bénévoles possibles et leur dire qu'on a plus besoin d'eux le jour-même n'est pas la solution. On peut éventuellement prévoir quelques bénévoles "en plus" selon l'ampleur de l'événement.

- Avec amabilité, tu accueilleras les bénévoles. Okay, t'es à la bourre, t'as encore 10 trucs à régler avant l'heure d'ouverture qui est prévue...oh, maintenant ! Alors tu respires un bon coup, tu t'armes de ton plus beau sourire et tu prends tout de même le temps de souhaiter la bienvenue aux bénévoles et de les rediriger vers leurs "postes". N'oublies pas que, sans eux, ta soirée, soit tu l'oubliais, soit tu payais cher pour la finaliser. Ça mérite bien un accueil agréable, non ? En plus, le bénévole n'a pas à chercher ou il doit aller / ce qu'il doit faire, c'est à l'organisateur de lui indiquer ces informations. Si t'es pas sure d'avoir le temps, tu délègues mais ce n'est pas une étape facultative.

- Penser aux conditions d'accueil du bénévole, tu n'oublieras pas. Certes, ton organisation, elle paye à peine les factures et vous vous éclairez à la bougie... mais si le bénévole vient t'aider à organiser ta soirée, ton festival, autant éviter qu'il se sente au bagne, non ? Il t'aide sur une soirée qui a lieu de 21h à 3h du matin ? Un ticket boisson, c'est le minimum. Si, en plus, il y avait des goodies distribuées pour le public, si tu peux en mettre de coté pour lui, ça fera d'autant plus plaisir. Si c'est carrément un mini-stand de ravitaillement qui l'attend dans une salle dédiée (sans abuser, hein) alors là, tu as assuré ! Bien sur, toutes les organisations n'ont pas les moyens de sortir le buffet pour les bénévoles et ça, le bénévole peut le comprendre. Mieux vaut faire les choses avec ses moyens que pas du tout.

- Bonus : Profiter de l'événement, le bénévole pourra. Le piège, quand on est bénévole, c'est qu'on ne voit parfois rien de l'événement pour lequel on donne un coup de main. Je me rappelle encore ce week-end de bénévolat à Cervolix Clermont-Ferrand, je n'avais rien vu du festival et j'avais été un peu déçue, même si l'accueil avait été chouette (prise en charge du repas le midi, boissons, repas truffade le soir). Donc, si c'est possible, que tu as assez de monde, que les bénévoles concernés ne sont pas irremplaçables, c'est bien de penser à une pause suffisamment raisonnable qui laisse le temps au bénévole de profiter de l'événement.

Voilà, si tu fais partie d'une association culturelle (entre autres), il y a fort à parier que tu fais appel parfois à des bénévoles et j'espère que cet article te sera utile. Personnellement, j'aime faire du bénévolat de temps en temps pour des événements qui m'intéressent (je pense postuler de nouveau pour la Nuit de l'Anim' en fin d'année)... mais j'ai passé l'âge ou j'avais besoin de ce genre d'expériences pour enrichir mon CV. Par conséquent, les organisations qui prennent les bénévolats pour du bétail gratos, je me fais avoir une fois (parce que je ne pouvais pas savoir), je les envoie chier la deuxième fois (hop, ça c'est dit !). Après, je dois avouer que j'ai été souvent bénévole pour des événements culturels mais que je ne connais pas les conditions dans des organisations comme Les Restos du Coeur, par exemple. Si certaines d'entre vous veulent partager leurs expériences, elles sont les bienvenues.
3 févr. 2012 4 petits nuages

[Boulot] Trouver un stage... et un futur travail

En ce moment, je suis à la recherche d'un stage de fin d'études et je suis partagée entre l'enthousiasme, la peur, le doute et l'incertitude !  Ce stage, je l'attendais avec impatience, le DERNIER stage avant la cour des grands et pourtant...






Elles sont ou les offres ?
Il faut savoir que je recherche un travail dans une branche qui recrute... et pourtant, les offres sont moins nombreuses que je ne l'aurais pensé.
Ah, si, il y a une société qui recrute et qui correspond exactement à ce que je recherche. Cette même société qui fut ma pire expérience de stage... et que je vais donc éviter. Alors, je cherche, je cherche et je contacte. Beaucoup. Je finirai bien par trouver, j'ai même un entretien la semaine prochaine. Tout n'est pas noir et sans espoir mais je ne me sens pas satisfaite.

Et si rien ne me plait, je suis remboursée (comme dans "satisfaite ou remboursée") ?
Mon problème, enfin c'est un grand mot, je ne trouve rien qui m'emballe à fond.
Attention, je ne contacte pas tout le monde et je ne réponds pas à toutes les annonces, juste à celles qui me motive. Cependant, il n'y a pas ce petit "truc" qui te fait te dire "hourra ça pourrait bien être la chance de ma vie !". Ça m'intéresse mais y'a pas "l'étincelle", comme on dit. Ces offres à étincelles, elles existent... dans d'autres régions. Moi, je ne suis pas mobile, j'ai adoré mon changement de vie mais je ne peux pas de nouveau bouleverser toute ma vie du jour au lendemain. Je n'en ai ni les moyens, ni l'envie.

Bien sur, je persiste... mais j'ai peur de me perdre un peu.
Pourtant, je ne me décourage pas, je continue de chercher et de postuler... mais j'ai peur de me "perdre".
J'ai envie d'un chouette stage, d'un vrai boulot, qu'on me paye plus que les 417.07 légaux parce que ça montre la valeur qu'on t'accorde à mes yeux, d'être enfin payée comme une grande, de sauter sur la première belle occasion qui se présente et d'oublier tout le reste mais je ne peux pas foutre en l'air cette dernière année d'études. Bref, j'ai envie de plein de choses et je n'arrive pas à suivre une ligne droite et en plus, je suis impatiente. Je me sens déjà professionnelle (même si j'ai encore à apprendre, en cumul, j'ai plus de deux ans d'expérience) et c'est limite si je n'ai pas envie de sauter les étapes.

I can get no... satisfaction ! Mais mon "boulot à étincelles", il doit bien exister, non ?
C'est là tout l'enjeu de ce stage de fin d'études. C'est la dernière chance de se former en ayant encore le droit à l'erreur et la première chance de décrocher peut-être un boulot après le stage. On peut encore se tromper dans son travail... mais il vaut mieux ne pas se tromper dans sa recherche.

Il devient temps de se fixer sur un profil / une fonction et de passer aux choses sérieuses... et je crois que j'ai un peu peur. J'ai mis énormément de temps pour préciser mon orientation professionnelle mais à chaque étape, j'étais sure de moi. J'ai fait des choix risqués qui ont toujours payés. J'ai pu évoluer, en faisant la mauvaise expérience de mes limites, et préciser ce que je voulais faire. J'ai toujours su ou j'allais, même quand je ne savais pas vraiment, j'étais sure de prendre la bonne direction.

Aujourd'hui, je ne suis bientôt plus sur la "route", je suis sur le point de choisir ma "destination". Bien sur, je ne serai peut-être pas embauchée après mon stage et je ne vais pas choisir un métier, un poste pour le reste de ma vie... mais c'est un choix décisif pour le début de ma "carrière". J'attends ce moment depuis longtemps et pourtant, aujourd'hui, j'hésite, comme si je n'étais pas sure d'être assez "grande". D'avoir assez réfléchi et évolué. Comme si j'avais peur de me tromper ou d'échouer alors que la voie que j'ai choisi reste celle qui me convient le plus, même s'il est possible que des ajustements minimes soit à faire.

Qui sait, peut-être que j'ai besoin de me "remettre sur les rails" et de goûter à l'enthousiasme d'un nouveau travail pour me sentir de nouveau bien (j'ai quitté il y a quelques mois un contrat qui a duré deux ans donc je n'ai pas eu à chercher de travail pendant longtemps). Croisez les doigts pour que je trouve mon stage à étincelles... ou qu'il me trouve de lui-même :)
27 janv. 2012 10 petits nuages

[Boulot] Job étudiant : distributeur de journaux gratuits

OUI, j'ai été une de ces nanas qui essayent de te fourguer un journal gratuit quand tu vas prendre le métro après une journée de travail ou que tu en ressors. Qui te font un grand sourire (la plupart du temps) et t'interpelle avec un "Machin chose, bonsoir" en te tendant leur journal, qu'il vente, qu'il neige, qu'il pleuve ou qu'il fasse beau. 




C'est un des premiers jobs que j'ai eu en tant qu'étudiante. Je recherchais un poste qui soit en adéquation avec mes horaires et j'ai vite trouvé ce job. La mission était simple : il fallait distribuer un journal gratuit à la sortie du métro, à raison de deux heures par jour. J'avais un quota de 600 journaux par soir, qui est monté jusqu'à 800 ou 900, il me semble. Ben oui, mieux tu travailles, plus tu as de journaux à distribuer...
Il n'est pas obligatoire de travailler tous les jours mais, en général, c'est mieux de travailler au moins trois ou quatre soirs sur cinq. Si tu travailles moins alors on te prend pour des remplacements, quand ils ont besoin de quelqu'un, mais tu as moins de garanties d'un poste fixe.

Distribuer des journaux, c'est facile ?
Concrètement, c'est pas bien difficile et même moi, qui ne suis pas speed, j'étais performante. L'important est d'être motivée, de faire son job avec énergie et de ne pas se laisser déstabiliser par : les gens et le temps.

Car non, tout le monde n'est pas aimable avec toi. Il y a ceux qui t'ignorent, passe encore. Ceux qui te la jouent style "je vais le prendre, ah non en fait ahah" et qui t'ont fait perdre ton temps. Ceux qui te traitent de sales capitalistes ou t'engueulent parce que des arbres ont été détruits pour produire le journal (mais tu crois que c'est moi qui les produit ? C***ard !). Ceux qui se montrent à la limite de l'agressivité. Tout ça, il faut être prêt à l'encaisser même si on rencontre beaucoup de gens sympas et qu'on a vite ses "habitués" qu'on attend tous les soirs.
Ma pire expérience : un mec m'a craché à la gueule un mégot de cigarette qui m'a brûlé à la gorge. Un mec à qui j'avais rien fait, à qui j'avais tendu avec un grand sourire mon journal sans me précipiter devant lui. J'ai été choquée... j'ai pu rentrer chez moi ce jour-là mais j'ai du INSISTER pour qu'on me change d'endroit ! Le patron n'avait pas daigné prendre de mes nouvelles, sympathique...

Le temps, c'est pareil. A moins d'une tempête de neige ou d'un déluge, tu travailleras. Même s'il fait froid, même s'il neige, même s'il pleut. En général, on bouge beaucoup donc ça aide à se réchauffer mais il y a des moments ou c'est vraiment difficile. En plus, les gants c'est pas possible parce qu'avec des gants, tu n'arrives pas à bien saisir les journaux.
Ma pire expérience : j'étais tellement frigorifiée un soir que même mon responsable super relou m'a dit de me réchauffer dans la station de métro et de ne retourner travailler que quand ça irait mieux. J'ai à peine travaillé ce jour-là, j'avais les mains bleues et j'ai traumatisé le petit nouveau qu'on avait mis avec moi en binôme.

Ça paye comment ? 
Pas super bien mais pas trop mal non plus. Un peu plus qu'au SMIC. En travaillant 5 soirs par semaine et 4 soirs pendant les derniers mois, j'arrivais à m'en sortir, avec les bourses (400 euros) et l'APL (200 euros) à côté, avec un loyer de 450 euros.

Est-ce que je recommanderais ce job ?
Pour moi, être embauchée en tant que distributeur de journaux gratuits, c'est FA-CILE. Ils recrutent très souvent donc vous n'aurez probablement pas de mal à trouver si vous cherchez... mais ce n'est pas un job facile tous les jours.

Moi, c'est un job qui m'a épuisée au fur et à mesure. Quand ton chef te fait chier parce que t'es arrivée à 53 alors que tu devais arriver à 50 pour profiter de 10 minutes non payées pour te préparer à taffer pour pile (et que t'es jamais en retard et que t'étais prête à l'heure), quand tu finis souvent congelée à la fin du travail, que les gens te passent leur mauvaise humeur, à un moment tu commences à en avoir de plus en plus marre. C'est le coup du mégot de cigarette qui a été la goutte d'eau, j'ai arrêté de travailler quelques semaines après pour eux. Une révélation, je m'étais engueulée avec O., j'étais pas bien et je me suis dit "faut que j'arrête de faire ce taf". Je le sentais pas, j'étais pas bien et dés que j'ai démissionné, je me suis sentie bien. Un peu comme quand j'ai flippé à deux jours de mon tatouage,  que j'étais pas bien du tout et que quand j'ai décidé de ne pas le faire, je me suis sentie soulagée.

Aujourd'hui, je ne pourrais plus le refaire... mais ça reste une bonne expérience dans le sens ou ça m'a aidé à démarrer dans la vie active et que je n'ai pas du galérer pour trouver du travail. J'y pense et du coup, quand un mec me tend son journal, si je peux, je lui prends. Je lui en prends même dix quand c'est possible. Je souris toujours, je dis "merci", "bon courage", j'essaye d'être comme ces gens qui ont été agréables avec moi et qui arrivaient à me faire oublier qu'un connard venait de m'insulter cinq minutes auparavant. Bon, d'accord, y'a des fois, je suis chargée ou pas de super humeur, mais la plupart du temps, j'essaye d'être cool... parce qu'ils ont pas un travail cool et qu'il faut du courage pour le faire.

Et vous, quel est le job étudiant le plus difficile que vous ayez fait ? Quel est celui que vous recommanderiez ? 
 
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